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TUI France : le pouvoir de décision serait en Belgique, selon le CSE

A la suite de leur rendez-vous au ministère du Travail, les représentants du personnel demandent que la gouvernance de TUI France soit clairement établie.

Quelques heures après avoir demandé la nomination d’un médiateur pour restaurer le dialogue social dans l’entreprise, le Conseil social et économique (CSE) de TUI France, élu par les salariés du voyagiste, se dit « scandalisé d’apprendre de la bouche du ministère du Travail la stratégie future de TUI France ».

En effet, face aux craintes d’un nouveau plan social, les syndicalistes ont plusieurs fois demandé à rencontrer la direction pour y voir plus clair. Mais ce n’est qu’après avoir sollicité le président de la République, Emmanuel Macron, que le CSE a pu en savoir davantage. « Lors de notre rencontre avec le cabinet du ministère, nous avons appris que la direction française est écartée de la stratégie de TUI France. Tout se fait désormais en Belgique, et pas à Levallois », assure Lazare Razkallah, le secrétaire général du CSE.

Nouvelles Frontières et Passions des Îles menacées ?

Toujours selon le syndicaliste (CGT), « le montant des pertes de TUI France s’élèverait actuellement à près de 50 millions d’euros ». Une situation financière qui inquiète le CSE. « Nous avons aussi appris, à notre grande stupéfaction, que la direction belge chercherait à vendre des marques de TUI France, tout ou partie du réseau d’agences, voire certaines activités de TUI France, comme la production sur-mesure ou le service groupes », poursuit Lazare Razkallah. « Toutes ces démarches expliqueraient le retard pris par la direction belge, dans l’annonce du futur plan social », pense le CSE.

Rappelons qu’ au début de l’année, Elie Bruyninckx est devenu PDG de TUI France. Contactée par nos soins, la direction du voyagiste se veut rassurante. Elle se dit « pleinement associée à l’étude des différents projets stratégiques pour préserver au mieux les intérêts de l’entreprise et de ses salariés. Il est aujourd’hui prématuré d’évoquer ces différents projets. Il en est de même pour les cessions de marques, d’activités spécialistes et du réseau d’agences qui ne sont pas envisagées ». En indiquant que « le dialogue social reste la priorité de TUI France », la direction promet que « les différentes options stratégiques seront présentées en priorité aux instances représentatives du personnel, ainsi que les modifications de l’organisation qui pourraient en découler ».

Selon différentes sources, un nouveau plan social – le cinquième pour le voyagiste depuis 2012 – pourrait concerner jusqu’à 300 postes. Ce que la direction ne dément pas.

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