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Dans la tourmente, Thai Airways fait face à des accusations de corruption

Alors qu’elle lutte pour sa survie et tente de se restructurer, Thai Airways est confrontée à des accusations de corruption et de mauvaise gestion.

Rien ne va plus chez Thai Airways, alors que ses appareils ne volent presque plus, et que son sort judiciaire sera fixé par le tribunal des faillites le 14 septembre. Si le plan de restructuration est validé par la justice, la compagnie, qui a perdu son statut d’entreprise publique, devra le faire approuver par ses créanciers, puis par ses administrateurs.

Thai Airways accuse plus de neuf milliards d’euros de dette et n’a pas enregistré de bénéfices depuis 2012. Selon les journaux thaïlandais, le plan de sauvegarde de la compagnie vise à solliciter, à court terme, un prêt de 1,5 milliard d’euros, pour financer les dépenses opérationnelles et les salaires. La poursuite de l’activité devrait ensuite passer par une augmentation de capital à hauteur de 80 milliards. Enfin Thai Airways pourrait réduire de 30 à 40% son effectif total actuel de 21322 salariés et se séparer de 22 Boeing de sa flotte d’ici 2024.

En attendant, la compagnie thaïlandaise enchaîne les mauvaises nouvelles et les mauvais choix. Début septembre, le ministère des Finances a reçu 18 documents qui prouveraient un système de corruption et de « mauvaise » gestion chez Thai Airways, selon l’agence Bloomberg.

Pots-de-vin aux dirigeants de Thai Airways

Les preuves ont été présentées au ministère des Finances, le principal actionnaire de la compagnie aérienne nationale thaïlandaise, autrefois publique, et à présent privatisée. Il est notamment question de l’acquisition de 10 appareils Airbus A340-500 et A340-600. L’achat et l’exploitation de ces avions ont entraîné des pertes d’au moins 2 milliards de dollars selon le rapport, qui dénonce également de pots-de-vin versés à des politiciens, des responsables et des dirigeants de Thai Airways.

Autre point soulevé par le rapport, les contrats de location de huit Boeing B787. Une surfacturation aurait été utilisée par Rolls-Royce pour verser quelque 7,2 milliards de dollars de pots-de-vin, via des intermédiaires à des fonctionnaires et des dirigeants de la compagnie aérienne.

3 354 heures supplémentaires pour un employé

Enfin les droits des travailleurs surprotégés auraient eu pour conséquence des abus à grande échelle. Cinquante-trois millions d’euros ont été enregistrés dans les résultats financiers de 2019 comme heures supplémentaires pour les employés de la réparation et de la maintenance. Un employé a même réclamé 78 000 euros pour avoir travaillé 3 354 heures supplémentaires (419 jours). Toujours selon Bloomberg, 567 employés de réparation et d’entretien ont dépassé ce plafond en 2019.

Une « compensation spéciale » de 5400 euros aurait même été versée chaque mois à un président par intérim  en espèces. Au total, selon le rapport d’enquête, la « rémunération excessive » des dirigeants aurait coûté à l’entreprise 270 millions d’euros.

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