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Statut du loueur : Airbnb et autres Abritel contraintes à la transparence

Selon un décret publié jeudi 5 octobre au journal officiel, les grands spécialistes de la location d’hébergements entre particuliers devront redoubler de transparence.  

Les plates-formes telles que Airbnb et Abritel-HomeAway auront pour obligation, à compter du 1er janvier 2018, d'indiquer la qualité de l'annonceur, qu'il soit professionnel ou non.

"Tout opérateur de plate-forme en ligne, qui met en relation des consommateurs ou des non-professionnels entre eux, à titre principal ou accessoire, indique, de manière lisible et compréhensible (…) la qualité de l'offreur, selon que l'offre est proposée par un professionnel ou par un consommateur ou non-professionnel", spécifie un décret publié au journal officiel.

Principale organisation du secteur hôtelier, l'Umih estime que la "fin de la supercherie pour le consommateur" a sonné. "Ainsi, le consommateur connaîtra le statut réel du loueur et s'il conclut avec un véritable particulier ou avec un professionnel : les avatars et faux profils qui se référencent comme des particuliers seront désormais identifiables", se réjouit-elle dans un communiqué.

Booking et TripAdvisor aussi visés par le JO

Le journal officiel indique aussi l'obligation d'indiquer les conditions d’indexation des contenus. "Tout opérateur de plate-forme en ligne (…) précise dans une rubrique spécifique les modalités de référencement, déréférencement et de classement". Sont ainsi visés les acteurs comme Airbnb, Booking, ou encore TripAdvisor, dont les préférences d'affichage restent souvent méconnues des voyageurs.

Au total, le gouvernement a annoncé jeudi trois décrets* qui vont renforcer les obligations de transparence des plates-formes numériques tels les moteurs de recherche, les réseaux sociaux ou les comparateurs.

D'ici à la fin de l'année, les sites comme les applications de contenus, biens ou services proposés par des tiers devront notamment spécifier dans quelle mesure le montant de leur rémunération entre en compte dans l'ordre de présentation des réponses. Ceux publiant des avis de consommateurs devront de plus préciser si les commentaires ont été vérifiés, et comment le cas échéant.

*signés le 29 septembre et pris en application de la loi pour une République Numérique du 7 octobre 2016.

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