Faut-il encore vanter Los Angeles, deuxième plus grande ville des États-Unis ? Oui. Car on ne s’y arrête guère qu’au deuxième voyage, quand on a compris que ce n’était pas que Hollywood et le Walk of Fame ; c’est alors qu’on goûte la face B de la ville, ses huit plages, dont les noms obscurs ou répétés se recoupent et se confondent : Venice entre musiciens et boutiques de T-shirts, Muscle Beach et le ballet « machisant » des boxeurs et altérophiles, Malibu qu’on croit pouvoir limiter aux « flotteurs » de Pamela Anderson mais qui inclut Leo Carillo et ses pélicans, El Matador et son billot de roc… Avec son pier où tourne une grande roue et virevoltent des montagnes russes, Santa Monica est à part. Tant d’artistes y sont nés – Shirley Temple, Robert Redford -, ou morts – Stan Laurel, Farrah Fawcett. Beach culture, culte des abdos et de l’estomac (du hot dog stick aux orgiaques restaurants à homards) forment l’avant-scène. Car le coeur de la ville, c’est son charmant quartier art déco. On le repère de loin grâce à son horloge blanche, penchée sur son très écolo Farmers Market , et sa Third Three Promenade, la Mecque du shopping.
Ne manquez pas : les canaux verdoyant de Venice, qui donnent leur surnom à la ville : plutôt le style Amsterdam que vénitien, d’ailleurs – et donc, à parcourir à vélo !