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SAA met les voyagistes dans l’embarras

Depuis l’annonce de l’arrêt de la ligne Paris-Johannesbourg le 1er novembre, les voyagistes cherchent des solutions de repli.

Dès la fin de l’année, il va devenir plus compliqué de voyager en Afrique du Sud. L’arrêt de la ligne Paris-Johannesburg le 1er novembre par South African Airways (pour des raisons de rentabilité et de réorganisation au sein de Star Alliance) oblige les TO à trouver de nouvelles solutions pour acheminer leurs clients vers l’Afrique du Sud, et la Namibie voisine. Mêmes difficultés pour les vols intérieurs en connexion, notamment vers Le Cap ou Durban. Quand SAA a fait cette annonce, nous avions déjà des retours au-delà du 1er novembre pour une quinzaine de clients, explique Agathe Roussey, directrice de production chez STI Voyages. Nous allons dorénavant travailler avec Lufthansa et Air Namibia, via Francfort. Mais l’année 2008 vers l’Afrique du Sud et la Namibie risque d’être fort compliquée. Ces vols via l’Allemagne constituent en effet un inconvénient majeur pour la clientèle parisienne, même si la province était déjà obligée d’effectuer un transit.

Donatello n’avait enregistré que des options pour l’Afrique du Sud à compter du 1er novembre. Elles ont été basculées chez Air France, mais la compagnie ne pratique pas les mêmes tarifs. Et demain, en situation de monopole sur la ligne, elle pourrait être tentée d’augmenter ses prix. Même son de cloche chez Voyageurs du Monde. Le TO a changé son fusil d’épaule et les réservations sont dorénavant passées chez Air France/KLM. Lufthansa et Virgin (via Londres) constituent d’autres solutions.

Les deux avantages d’une contrainte

L’arrêt de la SAA nous pose de réels problèmes, estime pour sa part Nicolas Delord, directeur du tour-opérating chez Kuoni, qui envoie chaque année 2 000 clients en Afrique du Sud. C’est d’autant plus compliqué que, dans un premier temps, SAA passera le 1er octobre de sept à quatre vols par semaine. Nous attendons de connaître les jours de rotation et horaires pour savoir s’ils correspondent à nos dates de circuits. Nous sommes en train de négocier avec Lufthansa.

Cette solution de repli comporte toutefois deux avantages : des vols directs Francfort-Le Cap en plus de Francfort-Johannesbourg, et la possibilité de drainer la clientèle de province, grâce au bon réseau en correspondance dont dispose la compagnie allemande dans l’Hexagone. Nous attendons de voir ce que va nous proposer South African Airways pour les vols intérieurs. Nous espérons que les accords avec Lufthansa dans le cadre de Star Alliance pourront faciliter les choses, conclut Nicolas Delord.

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