Après Lauda en Autriche en janvier dernier et Buzz en Pologne l’automne prochain, Malta Air sera la nouvelle filiale de Ryanair. L’investissement doit être finalisé d’ici la fin du mois. Cet investissement dans Malta Air permettra à Ryanair de renforcer sa présence à Malte (3 millions de clients par an), et d’accéder aux marchés en dehors de l’Union européenne (Afrique du Nord) depuis l'archipel. Dans son communiqué, la low-cost explique qu’une fois l’acquisition du Certificat de transporteur aérien finalisée, elle fera passer six Boeing 737-800 basés à l’aéroport de La Valette-Luqa sur le registre maltais.
Des contrats locaux "soumis aux taxes maltaises"
La flotte de Malta Air passera de six à dix avions d’ici 2022, ce qui entraînera la création de « plus de 350 emplois ». Des appareils basés en France en Italie et en Allemagne, une cinquantaine à terme, seront également transférés sur le Certificat de Transporteur Aérien (CTA) maltais, ce qui permettra selon Ryanair « à ces équipages de payer leurs impôts sur le revenu localement en France, en Italie et en l’Allemagne au lieu de l’Irlande où ils sont actuellement tenus de payer des impôts sur le revenu en vertu du CTA Irlandais de Ryanair ». Quelque 200 employés de Ryanair basés à Malte passeront dès cet été sur des contrats locaux « et donc soumis aux taxes maltaises ». Selon Michael O'Leary, Pdg de la low-cost, en conférence de presse ce matin à Marseille, a précisé que les salaires et les contrats des employés de la base phocéenne seront normalisés au 1er juillet prochain. "Le système européen est compliqué pour les travailleurs mobiles, a-t-il dit. Les charges sociales doivent être payées dans le pays de résidence, et les impôts sur le revenu dans le pays où l'employeur est basé !".
