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Rocky Pop Hôtels, la (nouvelle) petite chaîne qui monte

Après avoir ouvert deux premières adresses à la montagne, les fondateurs de ce concept atypique ciblent désormais la ville… et voient déjà plus loin.

Ouvert en 2016 à Chamonix, le premier Rocky Pop Hôtel n’était pas spécialement destiné à faire des petits. Seulement à venir combler un manque dans la très huppée station de ski. « Je vis à Chamonix, j’ai vu cette ville de montagne monter en gamme et je me rendais compte qu’une partie de la clientèle ne se retrouvait pas dans une offre de plus en plus haut de gamme, explique Romain Trollet, le fondateur de Rocky Pop Hôtel et président du groupe hôtelier Assas. Je me suis dit qu’il fallait qu’on arrive à créer une alternative différenciante. »

Loin d’en être à son coup d’essai dans l’hôtellerie – le Square Louvois, le Marielle, ou l’Heliopic, c’est lui aussi -, Romain Trollet décide donc de plancher sur un nouveau concept qui mêlerait différents types d’hébergements – des chambres single ou duo, des chambres pour les familles, des penthouse pouvant loger jusqu’à 12 personnes, à des prix volontairement accessibles : à partir de 90 euros pour une chambre double avec petit déjeuner. Il y ajoute du divertissement – bibliothèque, jeux vidéo, salle de karaoké… – des espaces communs conviviaux ainsi que des services hôteliers et d’autres services, tels qu’une laverie ou la location de ski…

Un joyeux mélange, donc, qui a tout de suite trouvé ses adeptes -touristes, voyageurs d’affaires et locaux -, assure Romain Trollet. « On s’insère dans un quartier pour le faire vivre », assure Romain Trollet. Rapidement, l’ouverture d’un deuxième hôtel est envisagée.

Mais entre-temps, la pandémie est passée par là. Une pause forcée qui donne l’occasion de pousser plus loin certaines réflexions. Et de poser quelques constats. « Le Covid a mis l’hôtellerie à l’arrêt, mais pas le coliving qui a mieux résisté, explique Romain Trollet. Alors qu’en période de pleine activité, c’est l’inverse, le modèle le plus performant est l’hôtellerie. » Les résidences de tourisme, elles, se situaient entre les deux. De ces observations naissent les bases d’une nouvelle stratégie : mixer dans un seul et même établissement des hébergements très performants quand les indicateurs sont au vert, et plus résilients en cas de gros temps. « L’hôtellerie est un métier de coûts fixes, souligne Romain Trollet. Nous avons donc étudié les moyens de développer une activité plus résiliente. Ça a été notre moteur pour asseoir un concept. »

En coloc à l’hôtel

En décembre 2021, un deuxième Rocky Pop ouvre à Flaine. De nouveaux services sont proposés, l’hôtel abrite ainsi une petite épicerie. Les clients de l’hôtel peuvent s’y fournir, tout comme ceux d’une résidence de tourisme voisine ou les habitants du quartier, dans un logique de mutualisation des équipements. En fin d’année, la première adresse urbaine de la marque ouvrira à Grenoble. Ce nouvel hôtel intégrera des appartements étudiants disposant de plusieurs chambres et d’un espace commun, poussant un peu plus loin encore le curseur de l’hybridation et faisant tomber la frontière entre voyage et vie quotidienne. Situé en pleine rue commerçante, l’hôtel abritera aussi un fleuriste.

L’ambition est désormais d’ouvrir deux à trois adresses par an dans l’Hexagone. Pour développer la marque, le groupe hôtelier est accompagné par Extendam. Un challenge de taille pour le groupe, qui cultivait jusqu’ici plutôt le goût de la singularité pour chacun de ses établissements. « Ça nous oblige à nous remettre totalement en cause, affirme Romain Trollet. Il faut être sûr que le concept soit suffisamment fort pour pouvoir être dupliqué, tout en veillant à ne pas le dénaturer d’un établissement à l’autre. »

Démarrée en 2011, l’aventure se poursuit donc pour Romain Trollet qui a fini par embarquer son frère, Julien, dans l’hôtellerie. Tous deux développaient déjà ensemble des bars à Paris (le RPR ou Repaire de Charonne, le Mini Pong…).

Après une première vie dans le marketing pour plusieurs grands labels de musique, Julien Trollet apporte ainsi sa touche créative. Il est également aux commandes du Oh la la, dans le quartier Bastille, à Paris. Un bar à cocktails derrière lequel se cache un hôtel. Pour accéder aux chambres, il faut s’adresser au barman derrière le comptoir et pousser une porte… cachée dans une bibliothèque. Autant de sérieux que de fun, c’est un peu la signature des frères Trollet. Avec Rocky Pop Hôtel, leur terrain de jeu s’agrandit.

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