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Reporter les voyages à l’étranger ? « Il ne faut pas céder à l’affolement total » – P. Sangouard

Les TO se sentent trahis par le Quai d’Orsay, qui recommande de reporter tout voyage à l’étranger. Mais pas question de céder à la panique, estiment-ils.

« Compte tenu de l’évolution de l’épidémie du Covid-19, il est préférable de différer les déplacements à l’étranger, dans toute la mesure du possible » : cette petite phrase, lâchée par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MAE) dans sa dernière alerte, provoque le courroux de nombreux professionnels du voyage.

Pour Philippe Sangouard, le directeur général de Boomerang Voyages, « il ne faut pas céder à l’affolement total. C’est d’ailleurs à nous, professionnels du voyage, tour-opérateurs comme agences de voyages, de rassurer nos clients. Si la destination n’est pas confinée, il n’y a aucune inquiétude à avoir ».

Annulations possibles… avec frais, selon L. Abitbol

D’autant plus que les recommandations du Quai d’Orsay sont souvent incomprises par les acteurs de l’industrie comme par de nombreux observateurs. « C’est d’une incohérence totale. On annule les salons, qui sont des milieux confinés, mais toutes les lignes de métro fonctionnement normalement. On annule le semi-marathon de Paris, mais on autorise les déplacements de supporters italiens à Lyon, et on laisse ouvert le Parc des Princes : si le virus est dangereux, on met en place un vrai confinement. Là, ça ressemble plutôt à du cas-par-cas », analyse Philippe Sangouard.

Un constat partagé par Laurent Abitbol, le président du groupe Marietton Développement (Selectour, Havas Voyages, Voyamar, …). « C’est un mauvais coup du Quai d’Orsay, qui risque d’avoir des conséquences directes sur la trésorerie de nombreuses entreprises de l’industrie. J’espère que cette folie franco-française autour du coronavirus va vite s’arrêter. Nous devons être solidaires », estime le dirigeant. Être solidaire signifie avant tout suivre les consignes qui seront données par le Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) et les Entreprises du voyage (EdV), estiment de nombreux pros.

Pour l’instant, les instances représentatives des métiers de l’industrie ne prévoient pas de dispositions commerciales particulières. « Les clients sont libres d’annuler en adéquation avec les conditions générales de vente de leurs contrats », précise Philippe Sangouard. « Hormis quelques destinations peu vendues en ce moment (Chine, Corée du Sud, …), les annulations sont possibles, mais avec des frais », confirme Laurent Abitbol.

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