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Répondre à l’appel du congé sabbatique

Beaucoup en rêvent, mais peu sautent le pas. De la demande à l’employeur au retour dans l’entreprise, le congé sabbatique ne s’improvise pas. Mode d’emploi.

C’est une tentation à laquelle tout salarié a forcément un jour eu envie de céder. Statistiquement, pourtant, le congé sabbatique reste un phénomène ultra-minoritaire dans les entreprises françaises. Et bien qu’il rime souvent avec voyage, il n’est guère plus fréquent dans le tourisme. Philippe Garcia fait partie de ces professionnels du secteur qui ont franchi le pas. Entre 2004 et 2005, ce délégué commercial chez Fram s’est offert un tour du monde de presque un an à travers 14 pays. Légalement, le congé sabbatique permet au salarié de se consacrer à une activité de son choix pendant 6 à 11 mois. « Ça a été assez simple d’obtenir l’accord de Fram », se souvient-il. Le plus dur fut finalement de se constituer la cagnotte nécessaire au projet. Car le congé sabbatique n’est pas rémunéré, et la personne qui en bénéficie ne peut exercer d’activité salariée que sous certaines conditions. La somme rassemblée, le voilà donc parti sac au dos, « un type de voyage qui n’avait rien à voir avec ce que propose Fram ».

À l’époque, nombre de destinations qu’il visite ne sont d’ailleurs même pas programmées par le TO. Plusieurs ont été intégrées en brochure depuis, « mais sans qu’il y ait de lien avec mon voyage », explique Philippe Garcia, qui a réintégré l’entreprise dès son retour. C’est une obligation : à l’issue de son congé, le salarié doit retrouver son précédent emploi ou un poste similaire, et sa rémunération. « Mais ma réintégration a été un coup de chance, nuance-t-il. Ma place avait été donnée à quelqu’un d’autre, recruté en CDI, et j’ai été transféré sur un poste comparable qui s’est libéré par hasard au même moment. En fait, l’entreprise s’était dit que je ne reviendrais pas. » Une éventualité que lui non plus n’avait pas exclue. « Si une opportunité s’était présentée… »

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