';
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Régression

C’est une petite phrase, au détour d’un communiqué envoyé il y a quelques jours par Selectour pour annoncer son prochain congrès en Egypte. Le réseau a décidé de jouer à huit clos avec ses seuls adhérents et de ?n’accueillir comme participants extérieurs que les sponsors de l’événement?. Une première !

Cette décision pour le moins étonnante, prise par le conseil d’administration, est justifiée par le fait que Selectour va plancher sur son avenir lors de sa grand-messe et que le sujet est trop important pour permettre à des éléments extérieurs de venir perturber les idées positives et constructives qui germeront sur place.

On espère donc que les informations, que les adhérents ne manqueront pas de dévoiler de toute manière à l’issue de cette convention, seront à la hauteur. Car outre les fournisseurs qui ne verseront pas leur obole pour faire le voyage à Hurghada, les journalistes, qu’ils soient de la presse professionnelle ou économique, seront eux aussi mis à l’écart en novembre prochain.

Question transparence, on a vu mieux ! Selectour se prendrait-il pour un distributeur intégré ? Le réseau à l’hippocampe a déjà ouvert la brèche lors de ses derniers congrès, en autorisant les journalistes à ne participer qu’aux séances plénières!

Sur le même sujet

Une attitude que nous n’avons pas manqué de critiquer dans le passé, notamment il y a deux ans à Disneyland Paris, où le seul intérêt des trois journées de travail fut une toute petite conférence de presse… La future convention d’Hurghada, en petit comité, est présentée du coup comme un gage de convivialité. Sympathique pour tous les professionnels du tourisme qui ont suivi durant des années ce rendez-vous annuel !

A moins que Selectour ne souhaite mettre la pression sur ses fournisseurs pour les inciter à financer déjeuners, pauses-café et autres excursions, confronté à des ?partenaires? de moins en moins enclins, ici comme chez d’autres distributeurs, à porter la main au portefeuille. À fortiori en ces temps de rigueur budgétaire.

À défaut de payer, ils y gagneront un week-end ?off? en cette période traditionnellement chargée, où s’enchaînent les congrès des réseaux volontaires comme intégrés. Et feront quelques économies, qu’ils pourront éventuellement consacrer à la formation des vendeurs. De Selectour ou d’ailleurs…

Stéphane Jaladis, rédacteur en chef adjoint
Réagir à cet article

Dans la même rubrique

Laisser un commentaire