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Querelle de clocher

Le feu couvait depuis quelques années. Il aura fallu la révision de la loi de 1992 pour que le conflit éclate en plein jour entre le Snav et l’APS, et entre leurs dirigeants au caractère bien trempé. Jadis regroupés dans le même immeuble, les deux organismes avaient déjà marqué leurs divergences physiquement il y a trois ans, chacun prenant ses quartiers dans de nouveaux locaux. Plus qu’un symbole. Car depuis, l’Association professionnel

Le feu couvait depuis quelques années. Il aura fallu la révision de la loi de 1992 pour que le conflit éclate en plein jour entre le Snav et l’APS, et entre leurs dirigeants au caractère bien trempé. Jadis regroupés dans le même immeuble, les deux organismes avaient déjà marqué leurs divergences physiquement il y a trois ans, chacun prenant ses quartiers dans de nouveaux locaux. Plus qu’un symbole. Car depuis, l’Association professionnelle de solidarité, forte de conséquents moyens financiers, empiète chaque jour un peu plus sur les plates-bandes du syndicat, organisant formations et campagnes de communication, créant même un observatoire des réclamations concurrent du service litiges du Snav. Aujourd’hui, elle menace d’aller plus loin, et de créer son propre syndicat. Le combat n’est pas sans rappeler celui de deux hommes politiques en campagne…

Pour les agences qui ont les mains dans le cambouis, cette querelle de clocher doit sembler très parisienne. Il ne faudrait pourtant pas qu’elle éclipse un débat essentiel, celui de la concurrence, bien réelle, exercée par les associations. Concurrence qu’il convient de réglementer. Pas plus qu’elle ne fasse oublier les autres points de la loi, en particulier la responsabilité de l’agence. Richard Vainopoulos, le patron de Tourcom, entend mettre à profit cette situation. Certes, il est sûrement sincère lorsqu’il dénonce la position du Snav. Mais ses prises de position (fortement médiatisées) ont aussi, à n’en pas douter, pour but de rallier à sa cause des indépendants déboussolés et qui s’éloignent chaque jour un peu plus d’un syndicat à qui l’on reproche de ne pas défendre suffisamment les intérêts des plus petits. A moins qu’il n’envisage lui-même de se présenter à la présidence du Snav, au printemps 2005… Autant de dissensions ainsi exprimées – alors même que la profession réclame depuis plusieurs années une révision de la loi – ne laissent pas de surprendre. Les pouvoirs publics n’en demandaient sans doute pas tant !

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