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Quand le tourisme s’embrase…

« Paris brûle-t-il ? La France en flammes… Il s’agit là de quelques-uns des titres alarmistes de la presse internationale ces derniers jours. Un raccourci qui pourrait bien ruiner la réputation de la France pour plusieurs mois. Si les professionnels du tourisme sont unanimes pour constater que l’embrasement de nos banlieues n’a pas de répercussion sur la fréquentation pour le moment, ses conséquences pourraient être plus dramatiques si

Paris brûle-t-il ? La France en flammes… Il s’agit là de quelques-uns des titres alarmistes de la presse internationale ces derniers jours. Un raccourci qui pourrait bien ruiner la réputation de la France pour plusieurs mois. Si les professionnels du tourisme sont unanimes pour constater que l’embrasement de nos banlieues n’a pas de répercussion sur la fréquentation pour le moment, ses conséquences pourraient être plus dramatiques si la crise devait perdurer. Car comment un Texan, qui a déjà du mal à situer la France sur une mappemonde, pourrait-il faire le distinguo entre Paris et la Seine-Saint-Denis ! Difficile pour autant de blâmer les gouvernements étrangers qui mettent en garde leurs ressortissants, ou les touristes qui craignent pour leur sécurité. Les Français n’ont-ils pas la même réaction vis-à-vis des problèmes qui surgissent à l’autre bout de la planète ? N’ont-ils pas boycotté l’Asie tout entière après la crise du Sras, qui était pourtant circonscrite à quelques zones bien localisées.

L’autre sujet de la semaine, c’est bien évidemment La Poste, qui souhaite vendre des billets de train ou d’avion. Une annonce qui a immédiatement enflammé les esprits. Pourtant, s’il est normal de rester vigilant, il est inutile d’agiter le chiffon rouge. D’abord parce qu’en faisant cette déclaration, le directeur de La Poste a sans nul doute été un peu vite en besogne. Des lois encadrent ce métier, qu’il ignore sans doute. Parions que les instances de la profession sauront les lui rappeler. Et quand bien même, on peut légitimement se demander si les Français sont prêts à acheter leurs billets d’avion dans un bureau de poste. De deux choses l’une : ou ils n’ont pas besoin de conseils et se ruent sur Internet, ou ils souhaitent au contraire un vrai service. Comment imaginer alors qu’entre un virement bancaire et un carnet de timbres, un postier puisse remplacer avantageusement un agent de voyages ? Pour mémoire, le Crédit Agricole, qui tenta de vendre des prestations touristiques dans ses agences bancaires il y a quelques années, a vite fait marche arrière ! Tout ceux qui brandissent trop fort cette nouvelle menace ont en réalité bien peu de considération pour le travail des vendeurs, et font finalement injure à la profession.

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