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Pour l’OMS, la pandémie a atteint un point critique

La trajectoire de la pandémie est actuellement en pleine expansion, a alerté lundi l’OMS, qui pense malgré tout que l’épidémie pourrait être maîtrisée en quelques mois. Mais dans l’immédiat, c’est le variant brésilien qui cristallise les inquiétudes.

Alors que les professionnels du tourisme guettent les perspectives de reprise pour pouvoir relancer leur activité, le tableau dressé hier par l’OMS n’avait rien d’encourageant. « Nous sommes actuellement à un point critique de la pandémie. La trajectoire de cette pandémie est en pleine expansion. Elle croît de manière exponentielle. Ce n’est pas la situation dans laquelle nous voulons nous trouver 16 mois après le début de la pandémie, alors que nous disposons de mesures de contrôle efficaces », a déclaré Maria Van Kerkhove, la responsable technique à l’Organisation mondiale de la santé de la lutte contre le Covid-19, lors d’une conférence de presse.

De fait, les compteurs se sont à nouveau emballés. La semaine dernière, le nombre de cas a progressé de 9% dans le monde, et les décès ont augmenté de 5% selon l’OMS. « C’est la septième semaine consécutive d’augmentation des cas, et la quatrième semaine consécutive d’augmentation des décès », a quant à lui souligné le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « La semaine dernière, nous avons enregistré le quatrième plus grand nombre de cas en une seule semaine jusqu’à présent. Plusieurs pays d’Asie et du Moyen-Orient ont connu une forte augmentation du nombre de cas. Et ce, malgré le fait que plus de 780 millions de doses de vaccin ont été administrées dans le monde », a-t-il ajouté. En Europe, la journée du 12 avril a d’ailleurs été marquée par le passage d’un cap tristement symbolique, puisque la barre du million de morts du Covid vient d’être franchie.

Des raisons d’être optimistes

Pour autant, même si la pandémie « est loin d’être terminée », il y a de « de nombreuses raisons d’être optimistes », a souligné le Dr Tedros. « La diminution du nombre de cas et de décès au cours des deux premiers mois de l’année a montré que ce virus et ses variants pouvaient être arrêtés. » « Avec un effort concerté pour appliquer des mesures de santé publique et une vaccination équitable, nous pourrions maîtriser cette pandémie en quelques mois. Que nous y parvenions ou non, cela dépend des décisions et des actions que les gouvernements et les individus prennent chaque jour », estime le Dr Tedros.

Mais pour l’heure, le variant brésilien suscite de nouvelles inquiétudes et c’est vers lui que se tournent actuellement les regards. Car ce variant flambe au Brésil, qui déplore chaque jour 4000 décès. La moitié des patients se trouvant en soins intensifs ont moins de 40 ans. Sur le seul mois de mars, 66000 personnes ont perdu la vie au Brésil à cause du Covid. Face à ces chiffres, plusieurs pays ont décidé de suspendre les liaisons aériennes avec le Brésil. Ce n’est pour l’instant pas le cas de la France.

Des quarantaines surveillées pour les voyageurs ?

Interrogé sur ce point, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a rappelé que le droit imposait de maintenir ouvertes les lignes aériennes. « Le Conseil d’État nous a dit que les ressortissants français et les résidents en France, au nom de la liberté de circulation, devaient pouvoir continuer à venir, ce qui n’a pas été fait par exemple au Portugal ou dans d’autres pays », a-t-il expliqué.

Jugeant la situation alarmante, plusieurs médecins réclament la mise en place de quarantaines strictes pour les voyageurs en provenance du Brésil. Pour le président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, Rémi Salomon, les tests, qu’ils soient PCR ou antigéniques, ne suffisent pas.

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