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Polynésie : « Si nous ne rouvrons pas rapidement, nous sommes morts »

Le président Edouard Fritch a tiré la sonette d’alarme, évoquant une situation financière « très compliquée », et un horizon plus qu’incertain si le tourisme, vital pour la Polynésie, ne redémarre pas.

La Polynésie française pourra maintenir ses aides liées à la crise jusqu’en « août, septembre : après on est ruinés », a déclaré le président Edouard Fritch lors d’un point presse au côté du représentant de l’Etat mardi à Papeete. « Si nous n’ouvrons pas rapidement, nous sommes morts. Financièrement, c’est très compliqué », a-t-il poursuivi. Le seul espoir du territoire réside dans la reprise du tourisme, moteur de l’économie locale, et donc des vols internationaux. A partir du 9 juin, les touristes métropolitains vaccinés pourront voyager en Polynésie sans motif impérieux, à condition de présenter un test négatif réalisé trois jours avant leur départ, et de se soumettre à d’autres tests à leur arrivée. Dans le cas contraire, ils devront présenter un motif impérieux de déplacement, et seront placés en quarantaine pendant dix jours.

Le 1er mai, la Polynésie française avait rouvert ses frontières aux visiteurs américains, et le retour de ces touristes n’avait pas déclenché de flambée épidémique. Après un pic fin 2021, le taux d’incidence du Covid-19 reste faible depuis plusieurs mois dans le pays, à 10 pour 100000 habitants. La collectivité ne déplore qu’un décès lié au coronavirus au cours des deux derniers mois.

Mais la campagne de vaccination peine à séduire les jeunes. Bien qu’elle soit ouverte sans prérequis à tous les adultes, seuls 15% des 18-59 ans sont vaccinés en Polynésie. Les plus de 75 ans, eux, sont vaccinés à hauteur de 65%. Le taux de vaccination est par ailleurs très variable selon les archipels : 36% des Marquisiens sont vaccinés, contre seulement 13% des habitants des Tuamotu, où les nombreux atolls sont plus difficiles d’accès. « L’état sanitaire s’améliore, le calme est revenu dans le pays », s’est félicité Edouard Fritch, qui a tout de même souhaité maintenir le couvre-feu « dans les conditions actuelles, affirmant « qu’une grande partie de la population polynésienne (…) le désire ».

Un protocole sanitaire inédit

En mai dernier, un collectif de 425 acteurs du tourisme polynésien s’était engagé pour défendre la reprise de l’activité touristique en Polynésie française, en demandant la réouverture des frontières aux touristes internationaux. Pour justifier leur demande les signataires revendiquaient alors « l’efficacité avérée des contrôles sanitaires mis en place durant sept mois aux fins de limiter la propagation du virus ».

Tahiti s’était en effet rouverte au tourisme dès le 15 juillet 2020, misant sur un système d’auto-test pour éviter la quarantaine. « C’est un dispositif qui n’existe nulle part ailleurs et qui a été très efficace, se réjouissait en octobre dernier Nicole Bouteau. Nous avons un taux de retour de 97% des voyageurs. Les 3% restants, nous les avons systématiquement relancés pour savoir pourquoi le test n’était pas renvoyé et nous avons toujours obtenu une réponse. Donc finalement, c’est presque 100% de retours. » Un dispositif qui avait permis de sauver les meubles. « Depuis la réouverture, nous avons reçu 22000 visiteurs (au 15 septembre 2020). C’est 40% de ce que nous réalisons habituellement, mais c’est mieux que rien du tout », indiquait lors de cette conférence Nicole Bouteau. Le tourisme représente le tiers des emplois en Polynésie et 17% du PIB, rappelait-elle alors.

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1 commentaire
  1. Oliviers Pons dit

    Double discours d’un homme qui veut libérer l’economie et de l’autre qui impose une quarantaine aux personnes non vaccinées, surtout pour les mineurs. Le grand flou également avec les personnes immunisées.
    Partir en vacances en Polynésie suite à des reports de 2020 devient un parcours du combattant, pire, un calvaire. Le Haut Commissaire est lui aussi le premier à terroriser les Polynésiens. Le Pays, c’est ainsi qu’il se présente, est hors de contrôle du gouverneur Français et met la pression sur Macron en pleine discussion sur le sujet délicat des essais nucléaires. Pendant ce temps, le touriste français est pris en otage. Les riches américains eux sont les bienvenus.

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