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Ouzbékistan, sur les traces de Marco Polo

Dominique Beljanski, directrice de Plein Ciel Voyages (Afat Voyages) à Arpajon (91), a découvert les fastes de la route de la soie lors d’un voyage organisé par Asia.

Samarkand, Boukhara… Des noms magiques, qui éveillent tous les sens dès qu’on les prononce. Lorsque Asia m’a proposé de partir à la découverte de ces joyaux de l’Ouzbékistan, impossible de résister à la tentation… Le dépaysement a commencé dès le vol d’Uzbekistan Airways ! Pas de problème pour la sécurité, l’avion était récent. Pour le service en revanche, il reste des progrès à faire. Nous étions en classe affaires et les hôtesses nous ont servi un plateau-repas pour le dîner qui incluait aussi le petit déjeuner !

A peine débarqués dans la capitale, Tachkent, qui fut la quatrième ville d’Union soviétique, nous avons pris la direction de Samarkand, rejoint en quatre heures de route. Un déjeuner chez l’habitant nous a permis de tester les saveurs locales, empruntées à la Turquie pour le côté méditerranéen, et à l’Europe centrale pour les plats plus consistants, le riz ou le mouton en ragoût par exemple. Le repas est traditionnellement accompagné de thé. Mais nous avons aussi goûté une excellente vodka…

C’est donc le ventre plein que nous avons apprécié les merveilles de Samarkand, dont la réputation n’est pas usurpée ! Si la visite de l’énorme sextant de l’Observatoire d’Oulougbeg ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, la fameuse place du Reghistan est tout simplement fabuleuse. Léchées par les rayons d’un soleil rasant, les coupoles bleues et les mosaïques des trois medersas (écoles coraniques) qui ceinturent la place, hautes comme nos cathédrales, brillaient de mille feux. Un rêve d’Orient, un décor des mille et une nuits, qui m’a scotchée ! Le soir, l’une d’elle accueille un excellent spectacle de danses locales.

Une lointaine musique slave

La route pour Boukhara le lendemain, à 280 km de là, fut bien longue. Les routes sont bonnes mais encombrées de camions à bout de souffle et d’attelages. Et le paysage est bien plat ! Une halte dans un atelier de céramiste permit de rompre la monotonie, avant de nous plonger dans les fastes d’une ville musée à ciel ouvert, perdu au milieu des sables.

Jadis étape incontournable de la route de la soie, Boukhara a conservé son statut de ville de marchands. Marché des bijoutiers, des tissus, bazars… le choix est vaste. J’en ai profité pour acheter du thé vert et un chapeau kirghize du plus bel effet, en poils de chèvre blancs et décoré de broderies ! Et, soudain, au détour d’une ruelle, apparaît la mosquée de Kalian et ses coupoles turquoise, flanquée d’un sublime minaret en brique cuite de 47 m de haut. Quelques enfants portant le costume traditionnel répétaient bruyamment un spectacle sur la place, contrastant avec la quiétude de l’intérieur de l’édifice. Un havre de paix, à peine troublé par une musique lointaine aux accents slaves. Preuve que l’Ouzbékistan est un carrefour culturel, une porte entre l’Occident et l’Orient. Pour autant, on s’y sent toujours en sécurité, les populations ont appris à vivre dans le respect des autres.

Ce contraste, on le retrouve aussi à Tachkent. Avec ses grandes artères et ses bâtiments hérités de l’époque soviétique, la capitale est déconcertante. Son petit musée d’art et d’histoire des peuples ouzbeks (jadis musée Lénine !) dévoile de jolies collections. Il faut surtout prendre le pouls de la ville dans l’énorme bazar Tchorsu, qui regorge d’épices, de fruits secs et de légumes. Une occasion unique pour rencontrer une population accueillante et souriante.

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