Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Oui, l’avenir des agences de voyages peut être radieux !

3 000 emplois perdus en trois ans : les agences traversent une zone de turbulences. Mais, si elles savent s’adapter, miser sur le service et le conseil, elles sauront être pérennes.

«Le secteur a perdu 4 000 emplois en trois ans », a rappelé Georges Colson, président du Snav et président du conseil de surveillance de Fram, lors du récent séminaire des ambassades Fram à Soustons. « C’est la conséquence de plans sociaux, de faillites et de fermetures d’agences ». Pourtant, le président du Snav ne cède pas au catastrophisme. La conjoncture, et notamment la crise depuis 2008, ont contribué à l’érosion de l’emploi, dans un secteur qui reste structurellement porteur. C’est ce que rappelle le syndicat dans son Contrat d’études prospectives (CEP) 2011. Cette étude ne plaira pas aux Cassandre de la profession. L’emploi de la branche des professionnels du voyage, couvrant la distribution, la production et le réceptif, a augmenté de 40 % de 1993 à 2009. Soit l’équivalent de quelque 10 000 postes. Mais le secteur subit des cycles : après une phase de forte croissance (de 1993 à 2003-2004), les entreprises et les effectifs correspondants ont stagné (2003-2006), puis baissé dès 2006-2007. « Au total, sur les trois dernières années, la branche a perdu près de 4 000 emplois, dont 3 000 dans le seul secteur des agences », précise le CEP. Une hémorragie « sans doute compensée – mais en partie seulement – par des créations d’emplois liés au développement de plateaux de réservations des nouveaux opérateurs sur Internet ».

S’il faut rester vigilant, in fine, ni la commission 0 ni le foisonnement de sites BtoC n’ont eu la peau des agences. « Je suis content que la loi nous rende responsables. Internet ne l’est pas !, ajoute Georges Colson. Je crois en l’avenir du métier, qui reste attrayant. Nous sommes dans une société tournée vers les loisirs et nous finirons bien par sortir de la crise. À la sortie, il y aura peu de morts sur le champ de bataille des vacances ».

SAVOIR S’ADAPTER ET ÉVOLUER VITE…

À condition toutefois que les agences sachent s’adapter pour riposter au développement de la vente directe en ligne et des réseaux sociaux. Il est certain que toutes ne le pourront pas et que toutes ne prendront pas leur part du gâteau. « C’est un métier où il faut évoluer très rapidement », insiste Richard Vainopoulos, président du réseau TourCom. Sans se battre contre des moulins à vent. « Les personnes qui cherchent des petits prix ne nous intéressent pas. Elles ne sont pas fidèles, nous les laissons se servir sur Internet. En revanche, ciblons les CSP+ et toujours plus de service. Le client est prêt à payer pour un bon service. Pendant le volcan, les agences ont su montrer qu’elles étaient disponibles, même le week-end ! ». L’avenir des agents de voyages, ce n’est donc pas le séjour en club à Djerba. C’est le voyage à la carte, qui les rendra indispensables auprès d’une certaine clientèle, parce que synonyme de valeur ajoutée, de service et de conseil, quitte à passer de plus en plus en direct avec des réceptifs (comme le font de nombreuses agences TourCom), pour améliorer les marges. Beaucoup, en général de petites structures, choisissent des niches, afin de devenir des spécialistes que les grands pure players généralistes peuvent difficilement concurrencer. Là aussi, un bon choix. Nathalie Jousselin et Julie Digonnaux, 74 ans à elles deux, ont ouvert le 3 octobre leur agence Écrin du Monde en appartement près de Rambouillet. « Nous travaillons sur rendez-vous, uniquement en sur-mesure haut de gamme, avec un carnet d’adresses très ciblé. Nous savons que si nous répondons bien à la demande de notre clientèle, le bouche à oreille sera notre meilleur allié », explique Nathalie Jousselin qui ne craint pas de se lancer malgré le contexte du moment. « Il faut oser ». Audacieux, pro-actif, créatif, bon technicien mais aussi meilleur gestionnaire parce qu’il n’y a plus place pour l’artisanal ni l’affectif, voilà le profil d’avenir de l’agent de voyage. « Mieux vaut se battre que d’avoir peur », conclut un agent de voyages, reprenant à son compte une célèbre citation de Gandhi.

Le nouveau profil de l’agent de voyages : audacieux, pro-actif, créatif…

%%HORSTEXTE:1%%

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique