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NDC : des problèmes d’après-vente perdurent, Lufthansa s’excuse

La désormais célèbre norme NDC (New Distribution Capability) poursuit sa percée dans les usages des agences de voyages. Même si tous les problèmes d’après-vente sont loin d’être réglés.

La norme NDC a occupé une part significative des débats lors de l’Ectaa Travel Distribution Summit organisé les 10 et 11 février 2026 à Bruxelles. Et pour cause, le successeur d’Edifact entre dans les usages.

Depuis plus de 10 ans, Lufthansa a fortement investi dans la norme NDC, a souligné Heiko Neuhaus, son directeur principal chargé des relations avec l’industrie. Le groupe aérien réalise « entre 20 et 30% de réservations NDC ». Ce taux exclut le périmètre du site Lufthansa.com qui vend uniquement en NDC.

NDC : des problèmes d’après-vente perdurent, Lufthansa s’excuse
La table ronde sur NDC, à l’Ectaa Travel Distribution Summit © Fred Guerdin

« Nous continuons à travailler activement à l’amélioration de ces chiffres », a souligné Heiko Neuhaus. Le « continuous pricing » (pricing continu) représente un des avantages de NDC par rapport à Edifact et l’accès traditionnel aux contenus via les GDS.

Les problèmes d’après-vente perdurent

« Chez Amex GBT, nous avons beaucoup développé le NDC au fil des années et investi plusieurs millions de dollars afin d’avoir le bon contenu au bon moment », a ajouté Claire Faure, directrice de KDS Neo au sein d’American Express Global Business Travel. Amex GBT a développé son propre Marketplace « Air » pour intégrer pleinement le contenu NDC.

Si la norme chère à IATA poursuit sa percée, elle n’en conserve pas moins des irritants. Des responsables de TMC soulignent des problèmes d’après-vente qui perdurent. Bon joueur, Heiko Neuhaus a déclaré « je m’excuse » lors de la table ronde.

Le dirigeant de Lufthansa admet de fait qu’il reste difficile de traiter des changements et autres annulations via NDC, par définition fréquents dans le voyage d’affaires, pour toutes les compagnies. Selon lui, la gestion des réservations deviendra progressivement plus fluide, notamment avec l’avènement du modèle « Offer & Order ».

Un taux d’adoption hétérogène, selon Amadeus

Les efforts de déploiement continuent, comme l’a aussi rappelé Amadeus. « Nous travaillons actuellement avec près de 35 compagnies aériennes, a expliqué Adrien Karayan, porte-parole du fournisseur technologique. Nous prévoyons d’en activer entre 15 et 20 supplémentaires cette année. » 

L’adoption du programme NDC-X d’Amadeus « se situe dans la fourchette haute des 10% », avec de grandes disparités dans l’industrie, assure Adrien Karayan. « Selon les compagnies aériennes, le niveau d’adoption demeure très disparate, allant de zéro à plus de 50%. » L’un des principaux défis concerne le service (échanges, annulations, post-vente), qui s’améliore toutefois, confirme Amadeus. Un caillou dans la chaussure des agences de voyages spécialistes du voyage d’affaires que sont les TMC. 

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