moins séduisante cet été
La désaffection des Américains et des Japonais a eu un impact fort sur les recettes touristiques de l’Hexagone.
L’ année 2003 ne sera pas un grand millésime pour le tourisme en France. Pour autant, la baisse de fréquentation des touristes étrangers a été moins importante que ce que l’on aurait pu craindre au printemps, relativise Thierry Baudier, directeur général de Maison de la France, dans un bilan officiel de l’été. Sur le marché européen, il faut distinguer les pays du Sud comme l’Espagne et l’Italie, dont le nombre de visiteurs devrait progresser de 3 % cette année, et les pays du Nord. A commencer par l’Allemagne où la conjoncture économique difficile a incité les vacanciers à préférer les plages du Nord et les destinations bon marché, comme la Croatie ou la Bulgarie. La Grande-Bretagne demeure le premier marché émetteur de la France, même si le nombre de sujets britanniques ayant traversé la Manche a tout de même chuté de 10 % en juillet. La faiblesse de la livre face à l’euro explique pour beaucoup ce repli.
La situation sur les marchés lointains est plus mauvaise. Malgré une légère reprise constatée depuis juin, le nombre d’Américains continue de chuter. Même chose pour les marchés canadien et japonais, de plus en plus replier sur eux-mêmes. Conséquence de cette désaffection des clientèles à haute contribution : la baisse des recettes s’annonce d’ores et déjà bien supérieure à celle de la fréquentation. Un manque à gagner que Maison de la France espère rattraper en 2004 avec le lancement de campagnes de communication visant à promouvoir les courts séjours auprès des clientèles des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne.
