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Les voyagistes ont profité de l’embellie

2004 a donné le signal de la reprise, même si l’exercice n’a pas tenu ses promesses jusqu’au bout. La plupart des TO ont profité de la croissance, mais avec des fortunes diverses suivant les destinations programmées.

Pour la neuvième année, l’Echo touristique s’est penché sur les bilans financiers des voyagistes français. Un travail colossal et unique dans la profession, qui synthétise les chiffres obtenus auprès des intéressés, puis validés auprès des greffes des tribunaux de commerce (en collaboration avec Coface ORT). Ils concernent l’exercice 2004, clos pour la plupart des opérateurs au 31 octobre ou au 31 décembre.

Quelques grosses défaillances…

Moins chargée en catastrophes que les exercices précédents, l’année 2004 a marqué une accalmie et donc un retour à la croissance pour de nombreuses entreprises. Pour la première fois depuis 2000, les ventes de forfaits par les TO membres de l’Association des tour-opérateurs (Ceto) ont enregistré une hausse (+3,5 %), le signe fort et attendu d’un revirement de tendance.

Cette reprise a toutefois connu des trous d’air estivaux. Compte tenu d’un excellent hiver 2003-2004, en hausse de 5 % pour les ventes de forfaits, nous espérions une progression à deux chiffres pour l’année, remarque René-Marc Chikli, président du Ceto. Malheureusement, l’été 2004 n’a pas tenu ses promesses avec une progression limitée à 2,5 %.

Au global, l’année dernière se distingue donc par des hauts et des bas et, surtout, de grandes disparités, certaines destinations ayant mieux tiré leur épingle du jeu et avantageant les voyagistes qui avaient misé sur elles. Si certains TO se sont ainsi contentés, au mieux, de stabiliser leur chiffre d’affaires (en particulier ceux programmant les pays de la zone euro comme Donatello ou Héliades), les spécialistes de l’Asie, de l’Egypte ou du Maghreb ont au contraire décollé. Asia a par exemple réalisé une année historique. De même STI Voyages a capitalisé sur le succès de l’Egypte ou Royal Tours sur celui du Maroc. En moyenne pour les 210 entreprises répertoriées, la croissance de chiffre d’affaires pour l’année dernière s’établit à 7,6 %, une bonne performance comparée au +1,9 % enregistré en 2003.

Quelques grosses défaillances sont toutefois à déplorer. Republic Tours a mis la clé sous la porte et CIT Evasion a été placé en redressement (le TO, bien que toujours en activité, n’apparaît pas dans notre tableau, la direction ayant souhaité passer son tour). Mais dans les deux cas, des erreurs de gestion sont en cause. Côté croisiéristes, ce sont Festival Croisières et Royal Olympic Cruises qui ont bu la tasse, leurs déboires ayant profité à MSC et Costa.

Reste que la rentabilité du secteur est toujours bien faible, le Club Med, Look Voyages et Fram plombant à eux trois le tableau, avec 74 MEde pertes cumulées. Le premier, qui poursuit sa stratégie de montée en gamme, a néanmoins réduit son déficit de moitié en 2004 et semble voir le bout du tunnel, avec un résultat d’exploitation positif, à 17 ME. Le redressement s’est confirmé cette année. Au cours du premier semestre de l’exercice 2004-2005 clos le 30 avril, le Club Med a réalisé un bénéfice net de 3 ME, son premier résultat positif depuis quatre ans.

Fram a en revanche failli (avec une perte nette de 11 ME, 17,6 ME en consolidé), officiellement pour une mauvaise couverture de change, raison déjà invoquée en 2003. Ce deuxième exercice déficitaire a provoqué un électrochoc dans l’entreprise et un changement de direction, Marie-Christine Chaubet succédant à Georges Colson et tournant le dos aux anciennes méthodes de management. Look Voyages, toujours à la peine l’an dernier, a profité d’un changement de direction en novembre 2004 pour rebondir. Recapitalisé par son actionnaire québécois Transat, le TO a stoppé son activité vols secs, d’où un chiffre d’affaires en chute libre. Mais il pose les bases de la reconquête avec un objectif de retour à l’équilibre dès 2006.

… et de beaux redressements

Sur ce plan, Jet tours a réussi son pari et renoué avec les bénéfices en 2004. La filiale du Club Med récolte ainsi les fruits de la restructuration entamée en 2001 et valide la pertinence de sa stratégie de montée en gamme. De son côté, le groupe Nouvelles Frontières confirme son redressement avec, pour la deuxième année, un résultat positif avant taxes et impôts.

Profitant des excellentes performances de trois de ses destinations phares (Egypte, Etats-Unis et Maldives), Kuoni a aussi réussi un très bon exercice 2004, avec un résultat net record de 5,2 ME. Même performance chez Marmara/Etapes Nouvelles et Go Voyages qui, non contents d’afficher des progressions de CA supérieures à 20 %, engrangent les plus beaux bénéfices de notre palmarès.

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