Les touristes n’ont pas pris l’Asie en grippe
Si l’épidémie de grippe aviaire qui sévit en Asie inquiète les professionnels du tourisme, elle ne provoque pas, tout du moins pour le moment, de panique.
Le Sras aura au moins eu cette vertu ! Pour affronter la nouvelle épidémie qui sévit en Asie, les autorités politiques et sanitaires internationales, les professionnels du tourisme tout comme les médias essaient de raison garder. D’autant que dans le cas de la grippe aviaire, contrairement à la pneumonie atypique l’an dernier, aucune transmission d’humain à humain n’a pour l’instant été prouvée. Certes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) évoquait le 27 janvier le risque d’une pandémie capable de tuer des millions de personnes si le virus de la grippe aviaire mutait avec celui de la grippe humaine. Mais la précédente épizootie à Hongkong en 1997 n’avait fait que six morts. La possibilité d’une transmission inter-humaine n’est pas nécessairement synonyme d’épidémie gravissime, ont immédiatement nuancé des virologues.
Eviter tout contact avec les volatiles
Le 3 février, treize personnes avaient succombé au virus de la grippe du poulet qui touche actuellement, à des degrés divers, dix pays d’Asie (Vietnam, Thaïlande, Chine, Corée du Sud, Indonésie, Taïwan, Japon, Cambodge, Laos, Pakistan). Toutes les victimes ont été en contact rapproché avec des volailles. Sur son site de conseils aux voyageurs, le Quai d’Orsay se contente d’ailleurs de recommander aux voyageurs se rendant dans les pays déclarés infectés par l’OMS d’éviter pendant leur séjour tout contact avec les volatiles, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages et sur les marchés aux volailles et aux oiseaux. Il est également recommandé d’éviter tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d’animaux.
Si les tour-opérateurs spécialistes de l’Asie ont noté quelques annulations, elles sont toutefois marginales. Les ventes, qui étaient fortement reparties cet automne, ont juste enregistré un léger tassement la semaine dernière, signale-t-on chez Asia. De son côté, Air France n’a noté aucune modification significative en matière de niveau de réservations depuis l’apparition de ce symptôme, selon un porte-parole de la compagnie. L’évolution de la maladie, dans les prochains jours, sera décisive.
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