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Les données passagers au coeur du bras de fer

Suite à une réunion qui s’est tenue vendredi dernier, le Parlement européen a demandé des garanties supplémentaires aux autorités américaines.

Le chaos juridique menace entre les Etat-Unis et l’Union européenne, alors que l’accord sur la transmission des données concernant les passagers aériens débarquant outre-Atlantique est toujours en renégociation. Suite à l’annulation le 30 mai du texte précédent par la Cour de justice européenne, les deux parties peinent à trouver un terrain d’entente. Après une réunion la semaine dernière, le Parlement a demandé aux autorités américaines des garanties supplémen- taires pour la protection des passagers. Il souhaite notamment qu’elles n’utilisent ces données (nom, adresse e-mail, numéro de carte de crédit… qu’au cas par cas, sans avoir un accès libre à la totalité des informations fournies par les compagnies aériennes. Il veut aussi réduire le nombre de données accessibles.

Jusqu’à 105 000 passagers bloqués par semaine

Les Etats-Unis et l’Union européenne doivent maintenant rapidement se mettre d’accord. La Cour européenne leur a laissés jusqu’au 30 septembre pour trouver un compromis, faute de quoi le transfert des données devra cesser, compliquant la tâche des compagnies.

L’Association internationale du transport aérien (Iata) a déjà tiré le signal d’alarme. Car pour ne pas risquer le paiement d’amendes réclamées par les Etats-Unis, et ne pas se mettre en porte-à-faux avec l’Europe, les transporteurs pourraient annuler purement et simplement leurs vols. Actuellement, ils encourent par exemple une amende de 1 500 E pour une erreur de caractère lors du transfert des données. Faute d’accord, jusqu’à 105 000 passagers pourraient être bloqués chaque semaine, prévient Giovanni Bisignani, DG d’Iata.

De leur côté, les compagnies tentent de rester philosophes. Nous ne pouvons rien faire d’autre qu’attendre que les administrations se soient mises d’accord, précise Jacques Alonso, DG France d’American Airlines. J’espère que la raison finira par l’emporter et qu’on ne mettra pas en péril les liaisons de l’Atlantique Nord, qui concentrent des trafics très importants.

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