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Les conséquences du fiasco United Airlines

Quinze jours après l'expulsion violente d'un des passagers d’United Airines à Chicago, les conséquences sont déjà nombreuses. Que ce soit pour l’entreprise ou le monde de l’aviation américain.

Moins d’un mois après l’incident de United Airlines, les conséquences sont déjà multiples. La compagnie aérienne américaine a décidé de modifier la politique d'enregistrement de ses employés à l'aéroport. Ils seront désormais obligés de le faire une heure avant le vol, selon la chaîne CNN qui cite un porte-parole de la compagnie aérienne américaine.

Oscar Munoz paie les pots cassés

Vendredi dernier, le transporteur a également annoncé avoir limité les pouvoirs de son patron, Oscar Munoz. Sa rémunération en 2017 sera liée à la satisfaction des clients. Sa gestion de l'affaire avait été vivement critiquée. Oscar Munoz n'endossera pas non plus la casquette de président du conseil d'administration comme initialement prévu.

"Le conseil d'administration estime qu'avoir une séparation des rôles de directeur général et de président est la structure la mieux appropriée pour le moment", a justifié United.

Une loi pour limiter le surbooking

Enfin, choqué par le débarquement violent du passager en raison d'un surbooking, le sénateur Richard Blumenthal a déposé un texte de loi "contraignant pour les compagnies", visant à protéger les voyageurs et à dissuader les transporteurs d’utiliser le surbooking.

L’élu démocrate souhaite que soit mis en place un barème de dédommagement à l'image de ce qu'on fait les Européens. Il a salué l'initiative de Delta Air Lines qui propose 10 000 dollars de compensation en cas de surbooking avéré et souhaite que la secrétaire d'État aux transports, Elaine Chao, apporte une réponse claire et rapide à ce qui devient "le pire fléau du transport aérien".