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L’édito de Dominique Gobert : tout bouge, rien ne change…

Il faudra attendre demain pour savoir si les Français pourront enfin naviguer en France et si les frontières commenceront à s’ouvrir. C’est JB (la marque d’un whisky) Lemoyne qui l’a dit mardi, lors de sa traditionnelle conférence de presse…

Bon. En attendant, chacun, tels des experts du corona qui se bousculent sur les plateaux télés, y vont de leurs spéculations sur le futur des voyages et des vacances dans les années à venir. Pour ce qui est de l’ouverture des frontières en France et, par conséquent en Europe, c’est loin d’être gagné, tant l’harmonie entre les pays est d’une grande pagaille. Tiens, par exemple, les Anglais qui veulent le beurre, l’argent du beurre et la culotte de la crémière, sont près à ouvrir leurs frontières… à condition que leurs visiteurs se mettent en quatorzaine dès leur arrivée. Quand on voit comment Johnson a géré cette crise sanitaire, on se marre doucement. Très discrètement, lorsque nous lui avons posé la question, JB Lemoyne a indiqué que « dans un tel cas, le principe de réciprocité s’appliquerait à nos frontières ». Ben, désolé pour nos « amis » grands-bretons, s’ils ont voulu quitter l’Europe, c’est leur problème…

Autre chose, cette année, on va voyager en France. Enfin, voyager est un bien grand mot, nous allons passer nos vacances en France. D’ailleurs, une grande campagne de communication, caramba, est en train de se monter, à renfort sans doute de grandes phrases et de marketing surdéveloppé, du style « Cette année, on voyage en France », j’ai pas tout retenu.

L’édito de Gobert : IATA ? Autisme à l’état pur !
Dominique Gobert.

Ben, sans vouloir être sceptique, cynique ou simplement ironique, ça fait des années, pour ne pas dire des lustres que la majorité de nos compatriotes passent leurs vacances d’été dans notre pays. Pour ceux qui ont les moyens de prendre des vacances, ce qui, cette année, risque de ne pas être simple. En même temps, si j’en crois les bonnes gazettes, certaines régions sont prêtes à offrir des « primes » à ceux qui viendront passer quelques jours dans leur région. ! Sans oublier, c’est aussi une belle initiative, l’instauration d’un chèque-vacances pour nos concitoyens les plus modestes.

Vous allez voir qu’après, on va encore se plaindre de surtourisme. Finalement, c’est Rodolphe Christin qui doit jubiler, ça ça va changer !

A propos de changer le voyage du futur, il y en a un qui, véritablement, ne changera jamais. Je vois que vous avez compris, je parle du gros géant germain, aux pieds d’argile, celui pour qui, finalement, tout malheur est bon. Mais oui, c’est bien TUI dont je parle, lequel se voyait après la chute de Thomas Cook, le maître du monde touristique, celui qui, non seulement vient de recevoir de la part de l’Etat dirigé par Madame Merkel 1,8 milliard d’euros, mais en plus pressure ses hôteliers et prépare -mais ça c’est pas nouveau- un vaste plan social dans sa filiale française.

Non, cher Jean-François Rial, rien ne change et rien ne changera avant longtemps. TUI restera TUI, exigeant chaque fois un peu plus de la part de ses « partenaires hôteliers », les forçant à signer de nouveaux contrats sans pour autant les payer tout de suite et se débarrassant d’une masse salariale… encombrante, pour rester politiquement correct.

Je souris doucement en entendant Jean-Pierre Mas sur les ondes de mes camarades de Sud Radio, je le cite, expliquer que « au lieu d’aller au MacDo tous les jours, on va peut-être aller une fois par semaine dans un restaurant un peu plus chic« . Désolé, cher Jean-Pierre, Mac Do a encore de beaux jours devant lui, comme TUI d’ailleurs. Fritz Joussen n’a-t-il pas déclaré pas plus tard qu’hier, qu’il allait envoyer des millions de vacanciers en Espagne cet été. Pour lui, tout est déjà réglé, d’autant que les offres mises sur le marché seront très certainement au même tarif qu’un Mac Do.

Vous voyez, rien ne change… mais tout bouge !

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