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L’édito de Dominique Gobert : sans influence, pas de salut

2023… Comme le temps passe, et nous sommes toujours vivants, ce qui en soi reste quand même une bonne chose. Mais, comme le disait Pascale Fontenel, la vie n’est toujours pas un long fleuve tranquille.

Avant de vous délivrer mes élucubrations régulières dans cet excellent média, je vais tâcher de retrouver cette année un certain humour dont quelques lecteurs ont déploré une « baisse » en 2022. Promis, on va tâcher de sourire un peu plus.

Cependant, afin de sacrifier une bonne fois pour toutes à la tradition, bien que là encore subsiste une certaine forme de mauvaise foi, je vous souhaite à toutes et à tous, tous les petits bonheurs (ou même des grands) bonheurs, pour cette nouvelle saison.

Voilà, c’est fait et après cette intéressante digression, on passe enfin aux choses quasi sérieuses, parce que, sinon, ma sublime cheffe bien aimée va me reprocher de tirer à la ligne !

Or donc, étant parti en vacances (largement méritées) que découvre-je en réintégrant ma boîte à écrire (et à lire) ? Vous voulez savoir ? Eh bien, comme dirait ce bon Sarko, je vais vous le dire…

L’influenceur frappe encore et toujours ! Que dis-je, l’influenceur ? le créateur, l’éditeur… de contenu !

Dominique Gobert, éditorialiste (DR:JP Leclerc)

J’ai donc appris que l’on vivait, je cite, « l’âge d’or de l’influence », à base de toc-toc, de pic et pic et colegram et autres joyeusetés du même acabit. Bref, l’âge de la pub marketeuse et bloggeuse, ce qui, après tout, est plutôt rigolo et n’engage que ceux qui lui accordent une certaine croyance. L’influence, en quelque sorte…

Quant aux journalistes, souvent après avoir suivi plusieurs années d’études, ce ne sont finalement que des influenceurs sans grand intérêt ?

Mais, pour en revenir à la démarche de mon ami Bruno (n’étant pas avare, je renvoie même à sa dernière chronique), voilà maintenant qu’il veut « rappeler à quel point il est important de réguler ce secteur, et ce que devraient faire les entreprises, agences et Offices de tourisme afin d’aider l’influence à évoluer dans le bon sens ».

Caramba, que voilà une brillante idée. Le plus surprenant, c’est que j’apprends qu’il existe maintenant une sorte de « diplôme d’influenceur ». Mais oui, mais oui, un certificat, accessible « en ligne », délivré, excusez du peu, par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP).

Donc, si j’ai bien tout compris, un influenceur créateur de contenu est un publicitaire, une sorte de Publicis ou de l’homme à la Rolex, le bon Séguéla ?

Donc, pour avoir le diplôme, il faut faire des études. Longues ? Certainement. Je recite : « afin de tendre vers un monde de l’influence toujours plus honnête et responsable., (…) on suit un cursus en ligne qui permet d’apprendre plein de choses : comment annoncer ses collaborations, que faire légalement si on met en avant ses enfants sur les réseaux, si on a le droit de mettre en avant de l’alcool sur ses contenus, etc. Comme au permis de conduire, après avoir suivi une formation, on a un test… Et il faut avoir 75% de réussite pour obtenir le certificat.

Le tout en une journée… peut-être deux !

Ce qui donne des idées à pas mal d’instituts ou d’écoles, telle celle dont je ne citerai pas le nom, du côté de Lyon, qui propose un cycle d’études en 5 ans, à raison de 7500 euros l’année !

Ça, c’est de l’influence !

Et bonne année…

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