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L’édito de Dominique Gobert : non, les agences de voyages ne mourront pas

Combien de fois avons-nous, au fil des années, entendu cette vieille antienne, « Les agences de voyages sont condamnées à disparaître » ? Eh bien, désolé, mais nous n’en sommes pas encore là.

Pourtant, cette fois-ci, on y a bien cru, moi le premier. Deux ans pratiquement d’arrêt total ou quasi-total d’activité, des entreprises petites, parfois très petites, les plus mauvais augures ne voyaient pas la sortie et surtout, le moyen d’échapper à de nombreuses faillites.

Même la principale caisse de garantie, l’APST, prévoyait des sinistres se chiffrant à plusieurs centaines de millions d’euros.

Certes, rien n’est encore assuré et la crise sanitaire n’est pas encore résolue, nous avons encore quelques mois difficiles à vivre. Mais, sincèrement et on va l’espérer, on tient le bon bout. Cette profession, parmi les plus touchées dans le monde, va s’en sortir. D’autant plus qu’en France, c’est encore une spécificité du pays et notre culture, la fraternité n’est pas un vain mot.

Dominique Gobert, éditorialiste

Je vous invite à lire la (très longue) conversation (parce que l’homme parle à la vitesse d’une mitrailleuse qui ferait envie à monsieur Poutine) que j’ai eue avec Laurent Abitbol, patron de Marietton et du directoire de Selectour.

On pense ce que l’on veut du bonhomme, en bien, en mal, peu importe. Et l’on peut penser ce que l’on veut de nos instances professionnelles, du bien, du mal, de l’incompétence, encore une fois peu importe.

Que ce soit Jean-Pierre Mas, président des EdV, lequel j’ai bien brocardé il fut un temps (mais les choses n’étaient pas très claires), René-Marc Chikli, président du Seto (avec lequel nous avons eu aussi quelques mots, mais c’est du passé). Et beaucoup d’autres, Jean-François Rial en tête, lequel m’avait traité d’imbécile mais il n’avait rien compris et parfois encore il n’est pas convaincu. Et tant d’autres qui ont su oublier leurs différences, leurs égos (mais oui)… Bref, tous ont su se rallier, s’unir, parler d’une même voix et faire comprendre leur détresse aux hautes têtes dirigeantes. Ce qui, parfois, n’a pas été d’une grande compréhension vis-à-vis de Bercy qui espérait préserver sa bourse et ses écus… Nous avons eu la chance d’avoir un secrétaire  d’Etat au Tourisme (lequel mériterait un rang de ministre, mais c’est encore compliqué à faire admettre au sein d’un gouvernement). Dommage, parce que les décisions iraient sûrement plus vite.

La reprise est là, me disait Laurait Abitbol. Et les agences de voyages vont non seulement continuer à vivre, mais supplanter très certainement les agences en ligne, souligne-t-il. Ou du moins, les reléguer à leur rôle de vendeurs sans conseils, anonymes et sans saveur, tout juste capables de puiser dans un catalogue de clubs. La crise, qui aura vu des clients désemparés face à l’inertie de ces distributeurs incapables de les « rassurer », sera extrêmement valorisante auprès des « commerçants » traditionnels, ceux qui connaissent leurs clients et vont les conseiller humainement.

Tiens, juste un exemple, je leur fait de la pub, c’est pas mon intention, mais c’est gratuit, après avoir tâtonné dans le virtuel, Marco Vasco finit par ouvrir une agence physique.

Et quand la plupart des distributeurs, comme les producteurs, disent d’une même voix que les chiffres de 2019 sont sur le point d’être atteints, sinon dépassés, cela donne encore le moral, n’est-il pas ?

Car la fin des agences de voyages n’est pas encore programmée.

1 commentaire
  1. Je vais bien, tout va bien ! dit

    Ravi d’apprendre que « la plupart des distributeurs comme les producteurs » aient déjà atteint les niveaux de 2019…
    Définition de la plupart des distributeurs et producteurs : monsieur Abitbol (dont l’intention est certainement avant tout de rassurer ses actionnaires). Seriez-vous en train de vous lancer dans le publireportage monsieur Gobert ? Si oui, ce serait dommage car votre impertinence est votre fond de commerce.
    Certes, on peut sentir un léger frémissement mais faut-il parler des conditions de circulation qui peinent à se mettre en place, des clients et des PGE à rembourser, de l’argent dehors à récupérer, d’un cadre législatif complètement inadapté à une telle situation, d’un garant financier complètement à la rue et j’en passe…
    Tout ceci n’est pas sérieux, et ce n’est pas à grands coups de méthode coué que le profession s’en sortira.

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