Finalement, nous avons choisi la troisième voie, disait Castex jeudi soir, après vingt minutes de digressions et de grands éloges sur l’action précédente, tandis que le jeune Gabriel Attal déclarait vendredi matin sur RTL que « l’on pouvait quasi tout faire en se tenant à l’extérieur ».
Pour finalement, accoucher d’un pet de souris... Et provoquer immédiatement un exode de grande qualité, lequel n’était pas sans rappeler une triste période de notre histoire. Authentique et de visu, en allant chercher ma fille à la gare (nous vivons en zone libre), j’ai vu toute une famille débarquant avec une foultitude de bagages, sacs surchargés et plantes vertes ! Eux avaient eu la chance de bénéficier de billets de train à tarifs modiques. Parce que, les prix ont explosé depuis. Et ce samedi, les trains sont complets, à moins de pouvoir négocier au marché noir.
Dominique Gobert, éditorialiste
Tout ceci n’étant qu’une aimable digression, vraiment, dans quel monde sommes-nous ? Du côté des pouvoirs gouvernementaux, je pense qu’il est urgent de passer à une véritable communication. Il y a des spécialistes pour ça. C’est un peu cher, mais ça vaut le coup. Parce que pour l’instant, comme me le disait un camarade, c’est plutôt de la communication hybride… sans aucune possibilité de recharge, si je peux m’exprimer ainsi.
Les mesures maintenant, dont je remarque que le vocable a changé, évoquent non plus un confinement mais des « mesures de freinage ».
Et, tiens, juste pour rigoler, j’aimerais que l’on m’explique cette obligation de posséder un Ausweis pour circuler librement à l’extérieur. Si j’ai bonne mémoire, il n’y a pas si longtemps, les plages, les forêts, les parcs et jardins étaient totalement fermés parce que l’on risquait de se contaminer à l’extérieur. Maintenant, on ne risque plus rien.
Et nos vaccins ? Quel exploit. Pasteur, Sanofi, de beaux exemples de stupidité et d’arrogance. En particulier pour Sanofi qui a refusé de signer un accord avec un Pfeizer ou un Moderna - je ne sais plus trop - afin de fabriquer le vaccin « étranger ». Quelle blague. Au même titre que le Astra (c’était une marque de margarine si je ne m’abuse), un coup c’est bon, un coup c’est dangereux. A nouveau, quelle blague !
Quand la crise est mondiale, la vie est aussi une question mondiale. D’accord, ça ne fait pas trop d’argent… Dommage.
D’accord, je m’énerve un peu, mais franchement. Ce couvre-feu, qui dure depuis deux mois, a-t-il prouvé une quelconque efficacité ? Si j’en crois les derniers chiffres de contamination, c’est pas sûr. Mais le passer de 18h à 19h, ça va sûrement changer la situation...
Personne ne prend la peine de prendre le mal par la racine… Si, les coiffeurs peut-être (pardon j’ai honte mais ça me fait sourire), eux dont le commerce devient de première nécessité - contrairement aux coiffeurs pour chiens. Et personne n’est capable de s’entendre, au moins en Europe, pour tenter d’appliquer une stratégie commune. Ne serait-ce que pour les vaccins.
Aller, juste une petite dernière pour la route. Depuis des années, on a réduit les moyens des hôpitaux, afin d’économiser, si mes chiffres sont bons, environ 8 milliards d'euros. La gestion de cette crise en coûte pour le moment plus de 300 milliards…
Allez, juste avant le couvre-feu, il faut que j’aille franchir la ligne de démarcation afin de récupérer ma fille à la gare… en zone occupée.
Et puis, joie, c’est le printemps !