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L’édito de Dominique Gobert : Aéroports de Paris, histoire d’en rire

Ça faisait longtemps. Trop longtemps. Et puis, c’est arrivé, le premier voyage de presse depuis deux ans. Direction Vienne, à condition de passer par la case Roissy et le célèbre aéroport de Paris, un long parcours qui n’a pas trop changé….

4 heures du matin, un brouillard à couper au couteau et une recherche de parking « longue durée » autour de l’aéroport de Roissy. Comme l’éclairage est quasi inexistant, la signalisation pour le moins discrète, rien n’est évident. Mais à force de détours, beaucoup d’obstination, je finis par arriver à l’entrée du PX. Les feux « éblouissants » de l’entrée du parking ont failli avoir raison de ma pauvre voiture, et accessoirement, me froisser une aile dans la borne d’entrée.

Parking angoissant, dans la noirceur de la nuit. Car, économies sans doute, écologie peut-être, négligence – qui sait – aucun éclairage… Mais bon, je finis par trouver une place entre deux voitures.

Pas fini. Le petit train qui relie les différents terminaux est lui, bien à l’heure. Normal, il est automatique ! Attention, il ne faut surtout pas quitter l’intérieur de l’aéroport, mais, benoitement, j’ai eu la maladresse de sortir à l’extérieur, afin de respirer un bol d’air…. Retour vers l’intérieur, face à un « agent de sécurité, accent incertain, lequel se dresse face à moi, avec une parole qui me fait encore froid dans le dos : « Boarding pass », exige-t-il. Ben, pour le boarding pass, faut entrer et aller vers le comptoir, rétorque-je.

Dominique Gobert, éditorialiste

Palabres, présentation de mon billet, dubitation du vigile…

Sans doute, à cette heure extrêmement matinale, une sorte de rêve. Non, non, je suis bien chez Aéroports de Paris. Le vigile devait être un nouveau venu qui n’avait sans doute pas profité de la formation nécessaire…. Je crois qu’après notre discussion, il a bénéficié d’une jolie information.

Je dois prendre un vol d’Austrian Airlines. Vol « surbooké » de, tenez-vous bien, 17 sièges ! 17 sièges, c’est quand même pas rien, n’est-il pas ? là encore, cette pratique est étonnante, en telle quantité ? D’autant que la compagnie propose une compensation de 250 euros aux passagers qui veulent bien abandonner leur siège et prendre le vol suivant, 2heures plus tard.

Encore une pratique que je n’ai pas tout à fait saisie.

Allez, je l’aurai gagné mon séjour à Vienne, très belle ville au demeurant et dont l’entretien, la propreté, devrait largement inspirer Dame Hidalgo.

Or donc, ayant gagné haut la main mon siège sur l’aéroplane d’Austrian, embarquement, masqué bien évidemment. Halte là, j’ai le malheur de porter un masque chirurgical, me fait remarquer l’hôtesse. Il faut un masque FFP2 !

Caramba. Damned. Où trouver un tel produit à 6 heures du matin ? Nous sommes une bonne vingtaine dans le même cas. Mais, bonheur, car ADP fait tout pour ses clients, juste à côté de la porte d’embarquement, un kiosque à journaux s’est bien placé. C’est comme aux Galeries Lafayette, on y trouve tout. Y compris des masques FF machin, à un tarif qui laisserait pantois madame Carrefour : le double du tarif pratiqué.

En revanche, durant ce parcours quasi initiatique chez ADP, personne ne m’a jamais demandé mon pass sanitaire, ni même une quelconque preuve de vaccination ou de négativité covidesque.

Allez comprendre !

Mais, si je puis me permettre, Augustin, faut vous réveiller.

3 commentaires
  1. Jean-Michel Poulot dit

    Votre anecdote me rappelle un passage par Orly, il y a quelques années dans un aéroport en travaux, à l’époque. Des embarquements pour trois avions (vols à destination de Bastia, Clermont-Ferrand et Pau) sur un seul poste de contrôle, des agents stressés de voir un peu plus de deux cents personnes à faire passer en quelques minutes et un portique qui se met à s’allumer comme un sapin de Noël. Je revenais de Guyane où j’avais couvert, en autres, un décollage de fusée Ariane. Les agents de sécurité commencent à faire déchausser une passagère, mais le portique continue de clignoter, lorsqu’elle se présente, sur la totalité de ses capteurs. La dame gênée demande si elle va devoir retirer ses vêtements. son mari s’énerve. Le contrôle est stoppé et la police va être appelée, tandis que le dernier appel pour les 3 vols est envoyé dans les haut-parleurs.
    J’ai (j’en suis quelque peu honteux) sorti ma qualité de journaliste menaçant d’appeler les confrères radios et télés (j’avais leur coordonnées) si la situation n’était pas débloquée.
    Devant l’imbroglio à venir, nous avons ce jour-là, tous eu nos avions. Mais ADP a visiblement de gros progrès à faire pour le confort de ses usagers, passagers des compagnies aériennes…

  2. François Filloux dit

    1/ équipez vous d’un gps
    2/ écoutez moins cnews (l’accent de votre interlocuteur et la crasse de Paris , sujets déjà vus entre saccage Paris et Zemmour , merci)
    2/ observez les barrières sanitaires à savoir avoir son masque quand on prend l’avion
    Bref des règles de bases pour tout citoyen et qui plus est journaliste pro du tourisme.

    1. Dominique Gobert dit

      Cher François, je vous remercie de ne pas trop savoir lire, mais ce n’est pas grave. GPS, dites-vous? Vous m’expliquerez.
      Cnews, pas du tout mon genre, pas plus que le « problème » d’accent. Quant à vos références à Zemmour, ce n’est pas non plus ma tasse de thé, mais vous croyez ce que vous voulez. Encore une fois, il s’agit de savoir lire… Et si vous me dites que Paris, Ville Lumière, est d’une propreté irréprochable, j’avoue ma totale incompréhension.
      Barrière sanitaire? Oui, bien sûr, je porte un masque, chirurgical il est vrai, mais jusqu’à présent, personne ne m’a imposé un FFP2. Et comme par hasard, juste à la porte d’embarquement, on vend des FFP2 au tarif prohibitif…
      Je vous remercie de cette belle leçon de citoyenneté, ainsi, bien sûr que de déontologie journalistique!

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