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Le tourisme veut s’oxygéner

Le principe du pollueur-payeur chemine. Des TO proposent à leurs clients de payer pour les émissions de CO2 liées aux voyages.

Un aller-retour Paris-New York émet près d’une tonne de CO2 par passager, selon l’Institut français de l’environnement. Mais inutile de jeter la pierre au seul secteur du transport aérien ! Notre terre est en mal d’oxygène, et tous les maillons de la chaîne du voyage dégagent, peu ou prou, des gaz à effet de serre. Encouragés par un élan citoyen de plus en plus notable (sur le papier du moins !), TO et agences de voyages tentent de développer une politique de tourisme durable.

Voyageurs du Monde (VDM) entend ainsi compenser toutes les émissions de CO2 liées aux déplacements professionnels de ses collaborateurs, ce qui représente un investissement de 70 000 E par an.Le groupe incite par ailleurs ses clients à en faire autant (à 70 E pour un A-R Paris-New York par exemple). Environ 5 % des voyageurs acceptent de payer, indique le PDG Jean-François Rial. Mais 50 % seraient prêts à le faire s’ils n’étaient pas contraints de passer par un site tiers pour effectuer leur règlement. Du coup, VDM a entrepris des démarches auprès de Bercy afin de pouvoir encaisser directement les sommes, qui seront ensuite reversées à des projets de développement solidaire (menés par Groupe Energies renouvelables et Solidarité).

Les transporteurs y pensent

D’autres entreprises ont la fibre écolo, à commencer bien sûr par les spécialistes de la randonnée et des voyages nature. Les programmes du nouveau Ushuaïa Voyages font tous l’objet d’une compensation du CO2 émis, billet par billet. En plus de son très controversé EcoComparateur, Voyages-sncf.com invite les internautes à faire des dons en faveur de projets environnementaux. Les résultats ne sont pas connus. Le TO Croque Vacances (Tabbagh Travel Service) a quant à lui déployé un programme analogue, basé sur le volontariat du client. Même chose dans le voyage d’affaires, pour Expedia Travel Corporate et Hogg Robinson Group (HRG).

L’idée de neutraliser les émissions de carbone est également de plus en plus dans l’air du temps chez les compagnies aériennes. La scandinave SAS le suggère à ses passagers. Reste à savoir si les autres transporteurs suivront l’exemple. Lufthansa y songe, Air France est en pleine réflexion.

Protéger ou communiquer ?

Gageons que les efforts des uns et des autres sont sincères et non motivés par l’opportunisme. Car les Français sauront de mieux en mieux distinguer à l’avenir les opérations de marketing pur (aux effets dévastateurs sur l’image de l’entreprise à moyen terme) des vraies stratégies de protection de l’environnement.

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