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Le Top 10 des aéroports français

Dans un contexte de ralentissement du trafic aérien, +2,5% en France en 2013 contre près de +7% trois ans plus tôt, la concurrence entre les aéroports se renforce. Nantes et Mulhouse, grâce au développement des vols low cost, affichent les plus fortes croissances.

L'année 2013 n'aura pas été aussi mauvaise que prévu. Les 10 principaux aéroports français ont transporté environ 145 millions de passagers, soit 85% du total des 158 plates-formes françaises. Une croissance de près de 2,5%, en ligne avec les statistiques de la DGAC sur l'ensemble du territoire. Dans le détail, les données des aéroports français montrent toutefois une accélération des tendances observées depuis 2011 : la baisse de la croissance, notamment sur les liaisons entre Paris et la province, et la forte progression des compagnies low cost au détriment d'Air France et des vols charters.

Sur le premier point, les chiffres de la DGAC sont clairs : la progression du nombre de passagers commerciaux, de + 6,7% en 2011, est passée à + 3% en 2012 et à + 2,5% l'an dernier. Un ralentissement qui s'observe par exemple sur les liaisons entre Paris et les villes de province qui n'ont progressé que de 0,1% en 2013.

 

Marseille, seule plate-forme en baisse

 

Dans ce contexte, la compétition entre les différentes plates-formes s'est renforcée et toutes n'ont pas réussi à tirer leur épingle du jeu. Marseille enregistre une baisse de son trafic de – 0,4% en partie due à la réduction des capacités d'Air France. La compagnie a perdu près de 100 000 passagers sur cette destination (-3%) et devrait poursuivre son désengagement avec une baisse de 300 000 passagers (-10%) en 2014. D'autres aéroports affichent une faible progression. C'est le cas de Toulouse (+0,1%), impacté sur les liaisons internationales ou de Lyon (+1,3%) pénalisé sur les liaisons internes. Le deuxième point, l'évolution de l'offre low cost, est encore plus flagrant. Après une croissance de 9,3% en 2012, selon l'Union des aéroports français, ces compagnies devraient progresser de nouveau d'environ 10% en 2013. L'an dernier, la croissance des low cost a même atteint 17% à Bordeaux et Mulhouse, 9,5% à Orly et 7,4% à Nantes. Les aéroports, qui ont réussi à attirer les low cost sans perdre de trafic sur les autres liaisons, sont ceux qui affichent les meilleurs résultats.

 

Un avenir financier incertain

 

Reste à savoir si ce dynamisme se poursuivra. Le trafic low cost devrait bien sûr continuer à se développer. Mais sa contribution à la croissance globale se réduit. Il se substitue en effet aux vols charters, dont le volume baisse de près de 15% par an (-18% à Toulouse, -30% à Bordeaux, -45% à Mulhouse en 2013) et aux compagnies traditionnelles. La baisse des capacités d'Air France sur le moyen-courrier, au profit du développement de Transavia, est l'exemple le plus certain de ce mouvement. Au final, la santé financière des aéroports français, à moyen terme, pourrait être impactée par cette évolution. Surtout qu'au-delà des 10 premières plates-formes, plus d'une centaine de structures, affichant moins de 100 000 passagers, dépendent des fonds accordés par les pouvoirs publics. Or l'État cherche à réduire ses dépenses et Bruxelles va bientôt légiférer pour restreindre les aides publiques.

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