Air Antilles interdite de vols pour « défaillances très significatives » en matière de sécurité
Coup (très) dur pour Air Antilles, interdite de vols en raison de « défaillances très significatives » qui empêchent « d’assurer la sécurité de ses passagers », selon la DGAC.
Il y a quelques heures, au moment de l’annonce de la suspension temporaire de son certificat de transport aérien, la direction d’Air Antilles assurait que « la sécurité de ses opérations [n’avait] jamais été compromise ». La direction générale de l’aviation civile (DGAC) pense le contraire et vient de « suspendre le certificat » de la compagnie « avec effet au mardi 9 décembre 2025 à minuit ». Ce qui interdit à Air Antilles d’assurer des vols.
La suspension du certificat de transporteur aérien « entraîne automatiquement celle de la licence d’exploitation, interdisant également à Air Antilles de vendre des billets », précise la DGAC. « La compagnie dispose d’un délai d’un mois pour mettre en œuvre des actions correctives susceptibles de permettre le rétablissement de son certificat de transporteur aérien », selon le gendarme de l’aérien.
Dysfonctionnements du système de management de la sécurité
La suspension du certificat est intervenue à la suite de l’audit de sécurité mené le 4 décembre. Ce dernier « a révélé des défaillances très significatives dans les processus de sécurité de la compagnie ». « Compte tenu des dysfonctionnements de son système de management de la sécurité », l’autorité a estimé que la compagnie n’était « plus en mesure d’assurer la sécurité de ses passagers et de ses personnels. »
Alors que les avions sont cloués au sol, les passagers devraient, dans la mesure du possible, être basculés sur Air Caraïbes, l’autre compagnie qui assure la liaison entre la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin. Après la liquidation judiciaire de sa société mère, le groupe Caire, en août 2023, Air Antilles avait été relancée en juin 2024 avec l’appui de la collectivité de Saint-Martin, actionnaire majoritaire qui a investi environ 20 millions d’euros en invoquant la continuité territoriale dans cette petite île franco-néerlandaise.
La compagnie, dont la licence arrivait à expiration le 30 septembre, avait annoncé le 1er octobre avoir obtenu un sursis de quatre mois jusqu’au 31 janvier 2026, alors que son avenir dépend encore de l’arrivée d’un nouvel investisseur.
