Le TGV arrive dans l’Est pour rebattre les cartes
La SNCF entend s’appuyer sur le TGV Rhin-Rhône pour redonner des couleurs au train trentenaire cette année et pour accompagner les agences de voyages dans leur croissance.
La mise en service commercial du TGV Rhin-Rhône, le 11 décembre prochain sur l’axe Mulhouse-Lyon, va réorganiser une grande partie de l’offre ferroviaire existante dans l’Est de la France. Avec la première tranche de l’infrastructure réalisée, c’est une grande étape commerciale que la SNCF compte franchir avec ses clients alsaciens et franc-comtois : Lyon sera à 3 heures 40 de Strasbourg, au lieu de 4 heures 45. Au départ de Strasbourg, le temps de trajet vers Marseille descendra à 5 heures 30, au lieu de 6 heures 45. Les déplacements internes dans le quart Nord-Est seront facilités, avec un Belfort-Dijon en 50 minutes au lieu de 2 heures 15. Vue de Paris, la desserte de Dijon sera prolongée vers le nord de la Franche-Comté, le sud de l’Alsace et la Suisse alémanique.
COLMAR LA MIEUX DESSERVIE DES VILLES
En Alsace, les collectivités parient davantage sur le développement du tourisme d’affaires et sur le trafic émetteur que sur l’élaboration de forfaits loisirs construits autour du TGV. « Avec le TGV Rhin-Rhône, nous pourrons nous rendre à Paris soit par le sud, via Mulhouse, soit par le nord via Strasbourg et le TGV-Est. Soit 21 A/R quotidiens, qui feront de Colmar l’une des villes françaises les mieux desservies par le TGV », se réjouit Gilbert Meyer, maire (UMP) de Colmar. La préfecture du Haut-Rhin vient de créer une structure d’accueil, Colmar Congrès, co-pilotée par l’office de tourisme et la chambre de commerce. L’infrastructure dédiée, une nouvelle salle de 1 300 places, sera inaugurée le 27 octobre au parc des expositions de Colmar, quelques semaines avant l’arrivée du TGV. À Belfort, l’industrie locale (30 000 emplois), très orientée à l’international avec Alstom ou General Electric, compte profiter des connexions ferroviaires simplifiées vers Roissy CDG, mais aussi vers Zurich. « Nous développons une offre de tourisme industriel, en relation avec Montbéliard et le musée Peugeot », annonce Christian Arbez, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Belfort. Les collectivités misent également sur le développement de programmes de randonnées dans les Vosges.
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