La sixième édition du Salon du Golf s’est tenue à la Porte de Versailles à Paris du 9 au 11 mars. L’occasion de constater que si crise il y a, elle n’a pas entamé le goût d’évasion des touristes golfeurs. « Les golfeurs vont continuer à taper la balle et à partir au soleil », affirme confiant le commissaire général du salon, Marc Assous. Il n’y a que les destinations qui changent. L’Île Maurice et l’Espagne ont ainsi détrôné depuis l’année dernière le Maroc, victime des turbulences du Printemps arabe. « Le tourisme golfique est en pleine expansion », confirme Daniel Rémiot, directeur général de Greens du Monde, un des TO leaders sur le marché français, qui enregistre une « hausse de 10 % des réservations pour 2012 ». Signe qui ne trompe pas, même les distributeurs de matériel exploitent désormais le filon : la chaîne de magasins Golf Plus s’est ainsi associée en novembre dernier avec le groupe Thomas Cook pour proposer des voyages aux amateurs de la petite balle blanche. « Les golfeurs voyagent énormément, et notre offre de tourisme a très bien démarré », explique Patrick Schmidlin, président de Golf Plus, qui a conseillé Jet tours pour sa nouvelle brochure Swings Lointains.
Selon Atout France, on estime le nombre de golfeurs à plus de 65 millions dans le monde, dont 8 millions qui voyagent régulièrement à l’étranger pour découvrir de nouveaux parcours. La France n’est pas en reste avec 700 greens dont près de 300 accueillant des touristes golfeurs, une clientèle réputée à haute valeur ajoutée. Désignée pour organiser la Ryder Cup en 2018, le très prestigieux duel biennal entre l’Europe et les États-Unis, l’Hexagone a bien l’intention de saisir la petite balle au bond de même que tous les professionnels du tourisme.
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