Le développement durable stimule l’hôtellerie indépendante
Les hôteliers indépendants passent au vert plus discrètement mais plus concrètement que les groupes qui recourent à la communication.
L’hôtel Le Coq-Gadby, à Rennes (35) a reçu l’Écolabel européen au printemps dernier, après d’importants travaux de rénovation et d’agrandissement. Du chantier aux matériaux, en passant par la limitation de la consommation d’eau et d’énergie, chaque détail relève d’une démarche durable. Le château-hôtel de la Bourdaisière, en Touraine, souhaite devenir un exemple d’habitat et de rénovation écologique, au terme d’un programme de restauration qui s’achèvera en 2012. Son propriétaire, Louis-Albert de Broglie, a compris que cette démarche pouvait l’aider à développer des partenariats : collectivités territoriales, nouvelle clientèle, visibilité… « Les indépendants ont le souci de leur produit. C’est dans leur nature. Les chaînes qui font la course à l’innovation par des initiatives phares manquent d’homogénéité et de clarté. Chez elles, le développement durable peine à irriguer leur métier et cela se voit », observe Ugo Toselli, associé chez ECO2 Initiative, un cabinet de conseil en développement durable. Best Western, qui comptera 13 hôtels écolabellisés à la fin de l’année, fait figure d’exception. Le programme Écolabel, instauré depuis quatre ans, porte ses fruits. « C’est une démarche complexe et chronophage. Seuls, les hôteliers sont vite dépassés. Mais une fois l’Écolabel mis en place, cela devient un outil très complet en termes de RH, de management, d’économies d’énergies… », explique Charline Bergeron, coordinatrice développement durable de Best Western France. La chaîne table sur 20 membres écolabellisés fin 2010.
« Les indépendants ont le souci de leur produit. C’est dans leur nature »
