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French Bee : après dix jours de grève, le SNPNC veut « laisser sa chance au dialogue social »

Après dix jours d’un mouvement social suivi, la direction de French Bee et les syndicats ouvrent quatre semaines de négociations cruciales.

Le conflit social qui perturbait l’activité de French Bee depuis le 27 août connaît enfin un répit. La grève d’une partie du personnel navigant commercial (PNC) de la compagnie aérienne s’est achevée le 6 septembre à minuit, sans reconduction immédiate. La fin du préavis ouvre une séquence de concertation entre les syndicats et la direction, qui refusait jusque-là d’engager des pourparlers sous la pression du mouvement.

Cycle de travail

Pour dénouer la crise, la compagnie low cost du groupe Dubreuil a proposé l’instauration d’un « cycle de travail structuré sur une période de quatre semaines ». Selon la direction, ce cadre doit permettre « d’examiner l’ensemble des sujets soulevés par les représentants du personnel, d’étudier les propositions formulées par chacune des parties et d’identifier des mesures concrètes susceptibles d’améliorer durablement les conditions de travail des PNC ». Dans un communiqué, French Bee affirme sa volonté d’avancer « dans un climat serein et constructif », soucieux de concilier les attentes des salariés, leur qualité de vie au travail et les exigences « propres au transport aérien ».

En face, les organisations syndicales abordent cette étape avec fermeté. Si le mouvement de grève n’a pas été reconduit au-delà du 6 septembre, « cela ne signifie pas que les problématiques à l’origine du mouvement sont résolues », réagit une représentante du SNPNC de French Bee.

« Les attentes sont fortes »

Le syndicat souligne l’ampleur de la contestation pour justifier ses exigences. « La mobilisation a été particulièrement importante et traduit un réel malaise parmi les PNC. Les attentes sont donc fortes », poursuit la porte-parole. L’organisation a accepté l’agenda proposé par l’employeur, mais continue de conditionner la paix sociale à des résultats tangibles. « Nous avons fait le choix de laisser sa chance au dialogue social. Nous attendons désormais que ces réunions débouchent sur des mesures concrètes », prévient le syndicat.

Au cœur de leurs revendications figuraient la revalorisation des salaires, mais surtout une solution pour pallier la désorganisation des plannings. Les syndicats pointaient du doigt une instabilité opérationnelle chronique, des modifications d’horaire de dernière minute, ainsi que des temps de repos jugés insuffisants lors des escales et entre les rotations.

« Nous nous réservons la possibilité de reprendre le mouvement »

Le retour à la normale reste donc conditionnel. « Nous abordons ces négociations de manière constructive, mais nous resterons très vigilants sur les engagements qui seront pris et, surtout, sur leur mise en œuvre », prévient la représentante. « Si aucune avancée concrète et satisfaisante n’en ressort, nous nous réservons naturellement la possibilité de reprendre le mouvement. »

Durant les dix jours de conflit, French Bee est parvenue à acheminer la totalité de ses passagers. Ce maintien de l’activité s’est toutefois opéré au prix de retards, de modifications d’itinéraires et, surtout, de l’affrètement d’appareils et d’équipages via l’entreprise de location Wamos. Basée à Paris-Orly, French Bee exploite six Airbus A350 vers l’Amérique du Nord, la Polynésie française et l’Océan Indien.

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