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La fondation Air France donne des ailes aux enfants du Cap

La compagnie finance un programme de l’association FXB de soutien scolaire auprès d’enfants du township de Khayelitsha au Cap en Afrique du Sud. Témoignage.

Apriori, le seul point commun entre le township de Khayelitsha et la compagnie Air France est l’aéroport de Cape Town International que le premier jouxte et que le second dessert depuis novembre 2011 en direct depuis Paris. Pourtant, si le transporteur aérien n’opère cette liaison que depuis six mois, il est actif dans l’agglomération australe depuis mai 2010 à travers son programme de soutien scolaire, en partenariat avec l’association FXB (François-Xavier Bagnoud), qui aide les enfants orphelins dont les parents sont morts du Sida (voir encadré). Alors pour le retour opérationnel de son mécène, les enfants bénéficiaires du programme géré par cette ONG caritative veulent lui faire la fête. Pierre Descazeaux, DG Afrique et Moyen-Orient d’AF et son homologue hollandais sont donc attendus impatiemment par une troupe d’enfants de tous âges réunis dans une salle de classe. Il faut d’abord savoir se rendre dans cette école implantée au coeur de Khayelitsha, le plus grand township du Cap avec environ un million d’habitants, tous noirs ou métis. Pas si évident pour ce chauffeur blanc d’autocar qui, n’est visiblement pas habitué à s’aventurer dans ce secteur, sinon pour y passer au large par la double voie N2, appelée aussi la Settlers’ Way, la Route des Colons. Pour rentrer dans Le Cap des invisibles, il n’y a pourtant pas besoin de pousser très loin derrière la façade océanique aménagée pour les joggeurs très souvent blancs.

AF FAIT UN DON DE 32 000 E À FXB AU CAP

Derrière ce décor apaisant, 80 % de la population habite dans des cabanes en tôle ondulées et sous des forêts de câbles électriques : « Il y a beaucoup de violence et de malades du Sida » explique la professeure qui accueille enfin les invités de marque. Elle est payée par l’ONG pour s’occuper de l’éducation de ces gosses orphelins qu’elle ne veut pas laisser à la loi de la rue : « dans un tel environnement, ils sont très vulnérables », précise Stevie Megens, directeur Afrique du Sud de FXB International. Alors qu’un groupe d’enfants entame un chant slamé et dansé, la responsable glisse qu’avec l’argent d’Air France chaque année, elle a tout juste le nécessaire pour quelques livres et quelques fournitures : « Ce n’est pas suffisant, mais c’est bien quand même ». En 2011, AF indique avoir fait un don de 32 000 euros à FXB au Cap, récoltés notamment lors de l’opération de ventes aux enchères des billets A 380 en novembre 2009 permettant la prise en charge de 240 enfants. « Au-delà du soutien scolaire, nutritionnel ou récréatif, nous avons entrepris aussi un travail éducatif orienté vers les droits de l’enfant, l’éducation sexuelle, les abus sexuels, la prévention du Sida », indique Cécile Bellocq, porte-parole de la fondation AF.

Loin des chiffres et des plannings, les enfants poursuivent leur fête ; un autre groupe vient de se lancer dans une démonstration de gumboots, les plus petits viennent sur les genoux des invitées, l’atmosphère se détend, les couleurs se mélangent. À la sortie, un adolescent s’attarde : « c’est bien ici, on peut faire du sport et étudier, mais l’an prochain, je dois laisser ma place aux plus petits et je ne pourrai pas continuer car il faudra payer mes études. C’est dommage, j’aurais bien aimé m’occuper des animaux ».

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