Icelandair a trouvé la pire photographe du monde, et elle est française
Blanche Mortemard a été sélectionnée parmi plus de 120 000 candidats par Icelandair, qui cherchait le pire photographe du monde pour sa prochaine campagne.
Cocorico ! C’est une française résidant à Paris, Blanche Mortemard, qui a été choisie par Icelandair pour réaliser les photos de sa prochaine campagne publicitaire mondiale. La compagnie aérienne nationale islandaise recherchait en fait le plus mauvais photographe possible dans le cadre d’une opération insolite visant à montrer que la beauté naturelle de l’Islande se suffit à elle-même.
Blanche Mortemard s’est distinguée parmi plus de 127 000 candidatures par « son incroyable capacité à prendre de mauvaises photos ». Elle a partagé de nombreux clichés tirés de sa galerie de photos personnelles, « confirmant ainsi à l’équipe d’Icelandair que ses piètres talents de photographes allaient bien au-delà de sa candidature », indique, avec humour, un communiqué. Un « talent » brut de décoffrage donc, et c’est exactement ce que cherchait la compagnie.
Un tour photographique de l’Islande
Blanche Mortemard va désormais être engagée en tant qu’indépendante pour une expédition photographique en Islande. Elle aura environ 10 jours pour « prouver que la beauté naturelle de l’Islande est bel et bien infaillible, même entre ses mains ». Blanche Mortemard touchera 50 000 dollars pour ce travail, frais compris.
« Ce projet célèbre l’imperfection. C’est sans doute le seul concours photo où j’avais mes chances de gagner », sourit Blanche Mortemard. « Je vais documenter l’Islande avec l’assurance d’une photographe professionnelle et le talent d’une amatrice ». Son périple sera détaillé, au quotidien, sur le site web et les réseaux sociaux d’Icelandair cet été.
Derrière le buzz, un vrai sujet abordé par Icelandair
Derrière le buzz entourant la campagne, Icelandair réaffirme un positionnement très concret. « Cette campagne a trouvé un écho dans le monde entier parce que les gens en ont assez de la perfection artificielle », estime Gísli S. Brynjólfsson, directeur monde du Marketing chez Icelandair. Filtres sur les réseaux sociaux, mises en scène, retouches par intelligence artificielle : les contenus publiés portant sur l’Islande (comme sur d’autres destinations) sont de moins en moins authentiques.
« En supprimant les critères de sélection tels que les portfolios professionnels et les compétences photographiques réelles, on découvre des personnes qui apportent une véritable passion et une perspective unique. Même si leur perspective est légèrement décalée ! », conclut Gísli S. Brynjólfsson.