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La concurrence se bouscule sur le web

Voyages-sncf.com, Go Voyages/Opodo et Expedia ont acquis des places déterminantes sur Internet. Mais des acteurs traditionnels et de jeunes pure players jouent des coudées franches.

Voyages-sncf.com mène la danse sur Internet. Le site de la SNCF affiche un volume d’affaires de 3,2 milliards d’euros en 2011 (+16 %). Ses détracteurs s’en irritent d’ailleurs. Pour eux, ce n’est pas une agence en ligne, mais un site de transporteur, qui a le quasi-monopole de la distribution de billets de train. Ils n’ont pas tout à fait tort ! Le site a écoulé 60 millions de billets de train en 2011, et « seulement » 224 millions d’euros de prestations autres.

AIR FRANCE ET ACCOR RATTRAPENT LEUR RETARD

Hors billetterie ferroviaire, c’est Go Voyages qui est le leader de l’e-tourisme, fort de 900 ME de volume d’affaires l’an passé en France, principalement dans le vol sec. La grenouille et Opodo, qui fait désormais partie du même groupe européen Odigeo, représentent des ventes cumulées tricolores de 1,5 milliard d’euros en 2011, selon nos estimations. La troisième force en France parmi les agences en ligne, Expedia, a une taille comparable. Le groupe opère sous la marque éponyme dans le loisir, et sous Egencia dans le voyage d’affaires. Lastminute, Karavel/Promovacances et autres eBookers tiennent leur rang dans l’arène des distributeurs online. Mais leurs résultats financiers dans l’Hexagone restent sous scellés : les e-agences, qui appartiennent pour beaucoup à des groupes américains, refusent de communiquer des chiffres marché par marché.

Face à tous ces acteurs installés depuis 15 ans sur la Toile, de nouveaux joueurs ont percé au cours des dernières années. À commencer par Booking, qui arrivait au deuxième rang en termes d’audience en août 2011, derrière Voyages-sncf.com, d’après Médiamétrie. L’hôtellerie sèche, et les autres formules d’hébergement, montent en puissance dans la distribution en ligne. Des champions du CtoC comme Abritel et Leboncoin en profitent pleinement. Enfin, longtemps à la traîne sur la Toile, des acteurs traditionnels tels que Air France et Accor ont rattrapé leur retard. Les agences en ligne devront donc faire preuve de créativité pour justifier et maintenir leur rôle d’intermédiaires. L’exercice n’est pas facile, même quand on atteint une taille critique. Le placement en redressement judiciaire du spécialiste de la France TravelHorizon, pour la deuxième fois cette année depuis sa création, rappelle combien le marché peut être difficile.

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