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L’APS et le Snav planchent sur le cas Elégance

Après l’affaire Elégance, les professionnels du tourisme et le gouvernement cherchent le moyen de mieux protéger le consommateur contre les professionnels peu scrupuleux.

Alors que le feuilleton sur les défaillances d’Elégance et Isrofly touche à sa fin, le débat qu’il a soulevé n’est pas clos. La quasi totalité des 5 500 voyageurs bloqués sont rentrés de Turquie et d’Israël. Mais les professionnels et le gouvernement, réunis le 4 septembre, s’interrogent sur les moyens d’éviter à l’avenir ce type d’incident.

Plusieurs idées ont été lancées. L’Association professionnelle de solidarité (APS) souhaite obliger les TO et agences à soumettre à son autorisation tout affrètement aérien. Nous proposons que la DGAC nous consulte sur la fiabilité financière des affréteurs avant d’accorder des droits de trafic, explique Emmanuel Toromanof, à l’APS. Le Syndicat national des agences de voyages (Snav) prone la création d’un ordre professionnel et réclame un renforcement des moyens de contrôle après l’attribution des licences d’agences.

Le débat s’est aussi porté sur les failles juridiques concernant la vente de vols secs en cas de défaillance de l’affréteur ou du transporteur. Lors de l’affaire Elégance, les clients ont dû rentrer par leurs propres moyens ou aux frais des agences distributrices. L’APS et le Snav ont donc relancé l’idée de créer un fonds de garantie financière pour les compagnies aériennes et d’étendre la responsabilité des agences à la vente de vols secs.

Le risque d’une inflation des primes d’assurance

Toutefois ces projets demeurent flous. Pour beaucoup, garantir la défaillance des affréteurs favoriserait les TO peu scrupuleux, qui prennent de gros risques financiers sans en avoir les moyens. Et pour Richard Vainopoulos, président de Tourcom, étendre la garantie financière des agences aux vols secs serait ouvrir la porte à une inflation des primes en RCP. Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme, a annoncé la création d’un groupe de travail qui devrait faire des propositions avant la fin de l’année.

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