Deux perquisitions ont été menées par les gendarmes de l’Office central de lutte contre le travail illégal, mercredi 18 octobre. L'une au siège de Chalair, près de Caen, la seconde à Limoges. Une enquête préliminaire a été ouverte, le parquet de Limoges soupçonnant la compagnie de travail dissimulé, a confirmé à l'AFP le PDG de la compagnie, Alain Battisti.
Le rôle de Lease Fly
Le parquet soupçonne Chalair d'utiliser les services d'un sous-traitant, Lease Fly (une compagnie sœur membre du même groupe), qui n'aurait pas déclaré tout son personnel en conséquence. Selon Alain Battisti, la compagnie portugaise Lease Fly travaille habituellement avec du personnel français, mais il arrive que, pour des remplacements de courte durée au cause de départs en congés, maladie ou démissions, elle fasse appel à du personnel portugais. Lors de la perquisition à Limoges, deux salariés étrangers étaient présents : l'un arrivé début septembre qui devait repartir sous peu, et un second arrivé début octobre.

