Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Justice : Bdv.fr réclame 500 000 € de dommages à Google

L’affaire opposant la Bourse des Vols à Google France a été plaidée lundi devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre.

La Bourse des Vols/Bourse des Voyages (BDV) a récemment assigné Google France. Motifs invoqués : contre-façon de marques et publicité mensongère, et donc par ricochet détournement de clientèle. Après trois mois de vaines discussions avec le moteur de recherche, auquel ont recours la moitié des internautes français, BDV a décidé de porter l’affaire en justice. Me Fabre, son avocat, a demandé lundi qu’une décision de justice soit prononcée à l’encontre du portail, pour la cessation des agissements reprochés et le paiement de 500 000 euros de dommages et intérêts.

« Google est un excellent moteur de recherche, que j’utilise au quotidien dans mon travail, a-t-il expliqué. Ce qui est en cause aujourd’hui concerne sa seule activité publicitaire. Quand on tape « Bourse Des Vols », « Bourse Des Voyages », ou « BDV », il propose des liens hypertextes commerciaux avec des sites concurrents ». Fabrice Dariot, gérant de l’entreprise demanderesse, formulait des reproches analogues à deux autres sites spécialisés dans le positionnement payant. Tout a été réglé à l’amiable, immédiatement, a-t-il précisé.

Selon Me Ranjard Normand, représentante de Google France, « les marques invoquées sont NULLes par défaut de caractère distinctif ». Et ce, du fait notamment qu’elles sont formées de termes génériques (bourse, vols, voyages), éventuellement achetés par des concurrents… 

« Notre jeune service de référencement payant est une extension de notre service de référence gratuit, a-t-elle ajouté. Le procès vise à l’interdire. » Pourtant, a ajouté la défense, la Bourse des Vols profite du dit nouveau service, puisqu’elle a acquis les mots-clés « dernière minute », largement publicisés par le groupe lastminute. Réponse de Me Fabre : « Oui, mais à nos dépends ». 

« Nous demandons qu’elle soit déboutée de toutes ses demandes », a naturellement conclu Me Ranjard Normand.

Le jugement de cette affaire en première instance est prévu le 15 septembre. Linda Lainé

Dans la même rubrique

Laisser un commentaire