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Jean-Baptiste Lemoyne vote pour un Sommet Destination France annuel

Jean-Baptiste Lemoyne a fait un point ce matin sur la première édition du Sommet Destination France et les enjeux du secteur dans les prochaines années.

C’était un « événement très réussi au regard des témoignages que nous avons eus toute la journée », assure Jean-Baptiste Lemoyne secrétaire d’Etat au Tourisme. Le jeudi 4 novembre, Emmanuel Macron a convié environ 50 patrons d’entreprises du voyage, pour défendre l’attractivité de la destination et les inciter à investir. « Pour une version bêta, c’est vraiment réussi », a martelé Jean-Baptiste Lemoyne. D’ailleurs, il est question de pérenniser le Sommet Destination France. « Il y a de place dans l’agenda touristique international pour l’installer. Je pense qu’il faut une fréquence annuelle. » Ce serait « profitable à tout le monde, à la destination comme aux dirigeants eux-mêmes », avec des rendez-vous entre eux et « l’accès au chef de l’Etat et aux membres du gouvernement. »

« Investir, c’est la clé »

« Le fait que le président de la République s’empare du tourisme et les rencontre a marqué les dirigeants internationaux, tous l’ont valorisé. »

Le secrétaire d’Etat est aussi revenu sur les trois tables rondes (attractivité, transformation, investissement) organisées dans l’après-midi. « Pour Certares, le groupe KKR, Montefiore, la France est à nouveau attractive au niveau des investissements. » Mais rien n’est acquis. « Beaucoup (de participants) ont évoqué des destinations qui ont décidé d’investir massivement. Un pays revient en boucle, c’est l’Arabie Saoudite qui est manifestement en mode ‘rouleau d compresseur’. » De quoi faire trembler la France ? Pas vraiment. Mais l’Hexagone reste vigilant. « Nous sommes dans un contexte où des destinations émergent en 20 ou 30 ans », a ajouté Jean-Baptiste Lemoyne, en citant l’essor des Emirats arabes unis. « On ne doit pas se reposer sur nos lauriers. Avec l’émergence de destinations, les emplois dans le tourisme sont délocalisables. Investir, c’est la clé. »

Pour le secrétaire d’Etat, la France a l’avantage d’être perçue comme une destination toujours à fort potentiel, notamment loin des villes. « Le cofondateur d’Airbnb a expliqué que la plateforme a accueilli deux fois de réservations en Bretagne que Paris », qui était la première ville mondiale du groupe avant la crise. « Les cartes sont rebattues par rapport aux choix de destinations », mais aussi à la quasi-absence des clientèles asiatiques.

Des réflexions intégrées au plan de reconquête

« Nous sommes passés deuxième au niveau des recettes pendant la crise, alors que nous étions troisième », devant l’Espagne, se réjouit Jean-Baptiste Lemoyne. Le pays affiche 170 milliards d’euros de recettes globales annuelles, dont 60 milliards à l’international, et ne compte pas en rester là. « Nous souhaitions mettre l’accent sur qualité, le panier moyen, les hausses de recettes. » Mais aussi le développement durable. « Il faut que nous valorisions notre sobriété écologique, ce qu’a souligné Frédéric Mazzella, président de Blablacar. Changer est un enjeu d’attractivité. »

Les débats d’hier ont également porté sur la problématique du recrutement dans le secteur. La hausse des salaires ne fait d’ailleurs pas l’unanimité, le patron d’Accor l’estimant impossible. « La question du sens a aussi été évoquée, pour que les acteurs du tourisme se présentent eux-mêmes sous un meilleur jour. »

En attendant le plan de reconquête

Concernant le digital, « je trouve qu’il y a une volonté d’être plus coopératif entre eux ». Le groupe américain Expedia serait d’ailleurs a priori plutôt enclin à davantage partager la donnée, « le pétrole d’aujourd’hui et de demain ».

Certaines réflexions du Sommet Destination France seront intégrées au plan de reconquête que doit présenter mi-novembre le Premier ministre Jean Castex. Le gouvernement aura peu de temps pour le déployer. « Le plan tourisme doit être exécuté dès le 1er janvier 2022. » Dans l’immédiat, une question brûle les lèvres de tous les acteurs de la montagne. Quand saura-t-on si le pass sanitaire sera exigé pour emprunter dans les remontées mécaniques ? « C’est une question de jours. Quelle que soit l’option prise, les gens sont massivement vaccinés et utilisateurs du pass sanitaire. »

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