L’inflation impacte tout le monde, y compris les opérateurs de résidences de tourisme et d’appart’hôtels. Confronté à la hausse des prix de l’énergie et à l’accélération de sa transition écologique, le secteur fait également face, comme beaucoup d’autres, à une pénurie de main d’œuvre.
Déjà "des efforts significatifs" l'année dernière
Et malgré ce contexte économique tendu, la profession prend des initiatives pour redevenir attractive. Ainsi, les partenaires sociaux représentatifs de la profession ont décidé d’augmenter de 4% « tous les niveaux » de salaires minimum, sauf le E3 (employé) et le AM1 (agent de maîtrise), augmentés à +5%, « pour créer une incitation à la promotion de ces deux niveaux », selon un communiqué diffusé par le Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT). Les socio-professionnels ont également rappelé « les efforts significatifs » concédés l’année dernière (6 à 8% en deux fois), et plusieurs avantages à travailler dans le secteur (treizième mois, avec un niveau E1 à 13 fois le SMIC (donc 8% au-dessus des minima légaux), ouverts aux jeunes (42% de salariés ont moins de 34 ans) et en majorité féminin (59%). Le SNRT assure d’ailleurs que « les écarts de salaires entre hommes et femmes sont non significatifs ». Selon Corinne Baras, la présidence de la Commission sociale du SNRT, « les exploitants […] font également des efforts sur l’aménagement du temps de travail pour améliorer la qualité de vie des salariés ».


