Île-de-France : en 2025, la clientèle étrangère compense le léger repli du marché domestique
Portée par l’élan des Jeux olympiques et le retour en grâce de la clientèle internationale, la région Île-de-France a accueilli près de 50 millions de touristes en 2025, générant des retombées économiques inédites qui frôlent les 24 milliards d’euros.
Selon le bilan publié ce lundi 23 mars par Choose Paris Region, la destination Paris Île-de-France a attiré 49,1 millions de visiteurs en 2025. Si ce volume affiche une légère progression d’1%, il s’accompagne surtout d’une performance financière sans précédent : les retombées économiques ont atteint le chiffre record de 23,6 milliards d’euros.
De belles retombées économiques qui s’expliquent principalement par le dynamisme de la clientèle internationale. Avec plus de 23 millions de voyageurs étrangers recensés, soit une hausse de 3% par rapport à 2024, ces visiteurs à fort pouvoir d’achat ont injecté près de 15,6 milliards d’euros dans l’économie régionale. Les publics américains (2,8 millions), britanniques (2,5 millions) et italiens (1,6 million) demeurent les plus représentés. À l’inverse, le marché domestique se contracte légèrement. Le nombre de touristes français recule d’un point (25,9 millions), tandis que leurs dépenses diminuent de 6% pour s’établir à 8 milliards d’euros.

La grande couronne tire son épingle du jeu
L’attractivité touristique s’étend désormais bien au-delà du boulevard périphérique, irriguant largement la grande couronne. L’Essonne (+12%), la Seine-et-Marne (+11%), le Val-de-Marne (+12%) et les Yvelines (+11%) affichent tous des hausses de fréquentation spectaculaires. De leur côté, les grands piliers culturels historiques conservent leur statut de locomotives incontestées, à l’image du musée du Louvre et du domaine de Versailles qui cumulent respectivement 9 et 8,4 millions de visites annuelles.
Malgré un contexte géopolitique complexe au Moyen-Orient susceptible de perturber les liaisons aériennes long-courriers avec l’Asie, les prévisions à six mois pour 2026 restent positives (+1%). Les aléas conjoncturels semblent pour l’instant avoir peu de prise sur la solidité de la destination Île-de-France.
À lire aussi :
- On a testé le monde de la Reine des Neiges à Disneyland Paris
- Stop Arnaque Voyage : le dernier film des Entreprises du Voyage bien…
- Moyen-Orient : trois semaines après le début du conflit, le trafic…
- États-Unis : le shutdown perturbe de nouveau le trafic aérien, Donald…
- Guerre au Moyen-Orient : premiers soubresauts pour l’hôtellerie…
