C’est sa principale actualité : le Château de Versailles prépare une tarification spécifique pour les visiteurs extra-européens, comme nous l'avait indiqué Louis-Samuel Berger, son administrateur général adjoint.
La délibération du conseil d'administration de l'établissement public gérant le site, datée du 27 novembre et que L'Écho touristique a consultée, en fixe les modalités. Dès le 14 janvier 2026, les ressortissants hors Espace économique européen (EEE)* paieront ainsi 35 euros en haute saison pour visiter la résidence du roi Louis XIV, contre 32 euros pour les résidents EEE, soit une hausse de 9,4%. Le tarif passe à 25 euros en basse saison, contre 22 euros pour les résidents EEE.
Un billet élargi au domaine du château
Le billet donne désormais accès à l'ensemble du domaine alors qu'il ouvrait jusqu'alors les portes du seul château. L'établissement public entreprend ainsi une "simplification de la grille tarifaire", explique la délibération.
"La tarification différenciée aura un réel impact sur notre organisation, puisque nous recevons 83% de visiteurs étrangers, nous a précisé Louis-Samuel Berger. Les Américains sont à 15%, ils représentent notre deuxième nationalité de visiteurs après les Français (17%), devant les Chinois à 6% et les Italiens à 6% également."
La tarification différenciée devrait permettre de dégager 9,28 millions d'euros supplémentaires par an. Une estimation formulée sur la base des 8,4 millions de visiteurs en 2024.
Mise en place d'un tarif fin de journée
Par ailleurs, un tarif "fin de journée" entre en application, notamment pour mieux lisser la fréquentation. En haute saison, à partir de 16h, il s'élève à 28 euros pour les ressortissants hors EEE. Et à 25 euros pour les résidents EEE.
Le musée du Louvre, l'Arc de triomphe, l’abbaye du Mont-Saint-Michel et les remparts de la cité de Carcassonne comptent parmi les monuments qui adoptent une tarification à deux vitesses. Le billet d’entrée au Louvre passera ainsi de 22 à 32 euros pour les touristes extra-européens. Soit une hausse de 45%.
De nouvelles recettes voulues par le ministère de la Culture
Cette tarification différenciée doit progressivement s'étendre en 2026 aux opérateurs culturels les plus fréquentés par les publics extra-européens.
Selon le ministère de la Culture, son instauration doit générer au total "20 à 30 millions d'euros" de recettes supplémentaires par an.
*L'EEE comprend l'Union européenne, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège.