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Guillaume Pepy croit au train volant

La SNCF a investi dans le projet de train supersonique lancé aux Etats-Unis, a confirmé Guillaume Pepy lors des Enjeux E-commerce à Paris. Un projet open source en pleine expérimentation.

 

Interrogé par une personne du public sur l’Hyperloop One, Guillaume Pepy a commenté l’investissement de la SNCF dans ce projet. De quoi s’agit-il ? "C’est un concurrent de l’avion : un tube avec du vide, des cabines, un système de propulsion. Vous pouvez rouler, voler à (plus de) 1000 km/heure". Un projet qu’il qualifie d’"intéressant", dans sa forme expérimentale : "On n’est pas parti pour 50 ans de recherche. Soit cela marche, soit dans 5 ans, c'est poubelle", a-t-il ajouté, en mettant en opposition la lourdeur du train à grande vitesse. "Nous fêtons en ce moment les 50 ans du début de la recherche du TGV".

Une  centaine de personnes, mais aussi des équipes de par le monde rémunérées en actions gratuites, plancheraient sur le projet de train supersonique futuriste, conçu aux Etats-Unis sous l’impulsion du milliardaire américain Elon Musk. Le mode de financement et le développement s'inscrivent, ainsi, dans une démarche communautaire.

La SNCF a participé à une levée de fonds de 80M$ d'Hyperloop, à laquelle ont participé 9 autres investisseurs.

 

Le wifi à bord fin 2017

Plus près de nous, Guillaume Pepy a promis que tous les trains de France, et pas seulement les TGV, seront couverts en 4G à fin de l’année prochaine. Et il a reconnu, toujours dans le cadre des Enjeux E-commerce à Paris, l’échec de la toute première tentative d’Internet à bord, avec une solution satellitaire et une box inadaptée aux besoins des usagers.

Le patron de la SNCF a aussi évoqué le digital comme outil de distribution. Voyages-scncf.com est le premier site français, avec 4,3 milliards d’euros de volume d’affaires en 2015, se réjouit-il. Cet électron libre n’a-t-il pas créé des clivages en interne ? Sans aucun doute. "On a filialisé le web dans Voyages-sncf.com, ce qui a abouti à une espèce de miroitement entre le click et le mortar : les gens du web qualifiaient la SNCF de Jurassic Park, et les autres disaient (de VSC) c'est Jemelapète.com". Les deux équipes sont, depuis peu, réunies sous le même toit au Cnit-La Défense, "pour réconcilier" les deux mondes, avec des équipes mélangées. Une façon de recréer de la cohésion.

De compagnie ferroviaire à plate-forme de mobilité

"Notre métier a changé, a poursuivi Guillaume Pepy. Dans le passé, c’était faire du train en France. Aujourd’hui, nous devenons une plate-forme de solutions de mobilité", incluant covoiturage, VTC, et même le vélo électrique. D’où le rachat, par exemple, de Ouicar pour la location de voiture entre particuliers. "Il s’invente régulièrement des modes de transport nouveaux. Notre métier, c’est d'essayer de les combiner". Et d’ouvrir les frontières plus largement. "On raisonne encore (trop) France, et pas vraiment Europe ou monde. L’écart entre notre 4,3 milliards d'euros de Voyages-sncf.com et les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon, NDLR), il est de 1 à 100. Il faut se projeter dans le monde. Sinon, nous verrons du Google Train en Europe. Ce rôle d’assembleur, on nous le prendra. Il faut que nous projetions notre succès français à l’international".

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