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Guerre froide

« La bataille que se livrent Air France et Ryanair depuis quelques mois a viré cette semaine à la guerre froide, pour ne pas dire sombré dans le ridicule. Dernier avatar : un communiqué de presse diffusé par Air France le 25 novembre, intitulé « le rideau de fumée de Ryanair ». La compagnie nationale n’y va pas par quatre chemins, parlant de « désinformation et de mensonge comme méthodes de communication », et qualifiant même une injonction d

La bataille que se livrent Air France et Ryanair depuis quelques mois a viré cette semaine à la guerre froide, pour ne pas dire sombré dans le ridicule. Dernier avatar : un communiqué de presse diffusé par Air France le 25 novembre, intitulé le rideau de fumée de Ryanair. La compagnie nationale n’y va pas par quatre chemins, parlant de désinformation et de mensonge comme méthodes de communication, et qualifiant même une injonction du PDG de Ryanair de théâtrale, voire grotesque. Elle ne fait pourtant que répondre au transporteur irlandais, qui n’avait pas non plus fait dans la dentelle quatre jours plus tôt, parlant de communiqué mensonger d’Air France, et dénonçant une véritable arnaque pour les consommateurs. En cause : la complexité des tarifs, qui laisse libre cours à toutes les interprétations…

La violence inhabituelle de ces propos ne fait que rappeler l’imminence de décisions stratégiques. La cour d’appel de Nancy doit se prononcer définitivement le 9 décembre sur la légalité des subventions attribuées par les collectivités locales de Strasbourg à Ryanair pour voler vers Londres. Et Bruxelles doit prochainement statuer sur les aides accordées par l’aéroport de Charleroi. La Commission européenne a déjà promis que sa décision serait un cas d’école, laissant sous-entendre qu’elle pourrait donner tort à la compagnie irlandaise. Certes Air France a longtemps profité de la manne publique. Mais il s’agissait d’une autre époque. A l’heure de l’Europe, faire supporter au contribuable le développement d’une ligne est devenu inconcevable. Ryanair le sait. Sa réaction sonne comme un sauve-qui-peut, un dernier baroud d’honneur. Il est vrai que si Bruxelles remet en cause ces subventions, c’est une partie de son modèle économique qui s’écroule. Mais soyons-en sûr : elle s’en remettra, ses profits seront seulement un peu moins gros…

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