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Gênes, l’autre capitale culturelle 2004

Avec Lille, Gênes est capitale européenne de la culture en 2004. Toute l’année, la cité italienne va célébrer l’événement avec une centaine de manifestations placées sous le signe du voyage.

Cette année plus que jamais, la Lanterna (le Phare) qui illumine depuis 1543 le port de Gênes, souhaitera la bienvenue aux visiteurs qui arriveront par la mer. Une manière de célébrer le choix de la ville comme Capitale européenne de la culture en 2004. Passage obligé entre la Méditerranée et l’Europe du Nord, la cité italienne n’est-elle pas la ville natale de Christophe Colomb ?

A cette époque lointaine, Gênes rayonnait au coeur d’une République maritime qui s’étendait jusqu’à la mer Noire ; en témoignent encore son Palais ducal (27 000 m2 d’expositions) et les riches maisons construites au xvie siècle par les Doges. La ville est aussi le berceau du compositeur Nicolo Paganini, et recèle pas moins de 20 musées avec d’importantes pinacothèques, un opéra, sept théâtres, deux scènes estivales, et 57 salles de cinéma. Sans compter un remarquable aquarium visité chaque année par plus d’un million de personnes.

Troisième ville italienne à obtenir ce titre de capitale européenne de la culture (après Florence en 1986 et Bologne en 2000), Gênes s’est choisi un sigle éloquent : Ge nova 04 (Gênes neuve en 2004), qui prouve combien elle entend prolonger les effets de cet honneur. 190 millions d’euros ont été investis pour réhabiliter le front de mer et ses musées. Un Pôle des musées anciens a été constitué sur la via Garibaldi et un musée de la Mer et de la navigation a été construit. Enfin, pour les différentes manifestations, la ville va disposer de 30,5 millions d’euros.

Des échanges avec Lille, Athènes et Barcelone

Le voyage constitue le fil conducteur de ces manifestations (une centaine est programmée sur www.genova-2004.it, en italien et en anglais), avec trois parcours thématiques : l’histoire et le patrimoine (avec comme point d’orgue une exposition intitulée L’Age de Rubens du 20 mars au 11 juillet), la mer (avec l’inauguration du nouveau musée de la Mer et de la navigation le 18 mars et le Festival de la Science, du 28 octobre au 8 novembre) et la ville contemporaine (à travers l’exposition Arts et Architecture). Dans le même temps, Gênes recevra plus de 70 congrès scientifiques. La ville table aussi sur des échanges avec Lille (autre capitale de la culture 2004), Athènes (qui organisera les jeux Olympiques d’été) et Barcelone (qui doit accueillir pendant cinq mois le Forum universel des cultures sous le patronage de l’Unesco).

Peut mieux faire sur le marché français !

De quoi doper les arrivées. Car si le tourisme lui amène plus d’un million de visiteurs par an, grâce aux voyageurs d’affaires, aux congrès et aux croisières (près de 570 000 passagers ont transité dans le port en 2003, toutefois partiellement délaissé par Costa au profit de Savone cette année), Gênes estime qu’elle pourrait faire mieux. Du moins sur le marché français. Porte de la riche région de Ligurie, elle est reliée à la France par une autoroute, des vols en partage de codes avec Air France et Alitalia (trois fois par jour de Paris et hebdomadaires de Clermont-Ferrand, Lyon, Marseille, Nantes, Nice et Toulouse) et des liaisons maritimes avec la Corse, la Sardaigne ou la Sicile. Elle dispose par ailleurs de 17 hôtels 4b (1 800 chambres), 36 hôtels 3b et 90 hôtels 2b, pensions et B & B. Des arguments qui, avec son statut de capitale culturelle, devraient lui permettre d’occuper une place plus importante dans les brochures des tour-opérateurs cet été.