Flambée du pétrole : Air France-KLM applique une surcharge carburant sur les vols transatlantiques
Le groupe aérien Air France-KLM ajuste ses tarifs en raison de la flambée du prix du kérosène, sur l’ensemble des vols transatlantiques.
Les cours des hydrocarbures ont grimpé en flèche au cours des derniers jours face aux difficultés d’approvisionnement depuis les pays du Golfe, à cause de la guerre au Moyen-Orient et de la paralysie du détroit d’Ormuz. Toutefois, ils ont reculé mardi matin.
-
Une surcharge carburant de 30 euros par vol AR
Sans surprise, les compagnies aériennes commencent à répercuter les hausses. « La surcharge transporteur a été relevée sur les vols transatlantiques », précise le service presse d’Air France à L’Écho touristique.
Nous avons fait une recherche en ligne sur Airfrance.fr, pour un vol aller-retour Paris-Montréal au mois d’avril 2026. Le « supplément international imposé par le transporteur (YR) » atteint désormais 319 euros. La récente hausse due au carburant, incluse dans ce montant, s’élève ainsi « 30 euros l’aller/retour », nous précise Air France. Cette augmentation s’applique « à tous les vols de la Joint venture transatlantique sur l’Amérique du Nord », nous précise-t-on.

D’autres compagnies « ajustent » leurs prix
Le groupe Air France-KLM n’est pas un cas isolé. La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé ce mardi 10 mars une hausse temporaire de ses prix pour intégrer l’augmentation des prix du kérosène, résultant de la guerre au Moyen-Orient.
La compagnie, dont Air France-KLM veut prendre la majorité du capital, est l’une des premières à instaurer une hausse de ses tarifs depuis le déclenchement du conflit.
Des compagnies comme Qantas Airways et Air New Zealand, ont aussi annoncé des hausses des tarifs aériens en raison de l’envolée des prix du carburant. Des compagnies américaines l’envisagent. Les compagnies aériennes de Star Alliance auraient également adopté une mesure analogue.
Le carburant, un poste de dépenses majeur
Le carburant constitue l’un des principaux postes de dépenses des transporteurs aériens.
D’après les données officielles de l’International Air Transport Association (IATA), la facture totale des compagnies (291 milliards de dollars en 2024) correspond à 31% de tous les coûts d’exploitation.
Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, rappelait en 2022 que la flambée du kérosène pouvait entraîner des dizaines de millions d’euros de surcoûts, lorsque son prix dépasse largement les hypothèses budgétaires des compagnies. Des « couvertures carburant » permettent toutefois de se protéger des risques liés aux fluctuations du prix du kérozène et de limiter ainsi la facture.

[Depuis la parution de cet article le 10 mars 2026, Air France-KLM a annoncé une augmentation et une généralisation des hausses de prix aux vols long-courriers]
C’est fou quand même à quelle vitesse les compagnie (comme nos pompes à essences) sont capables de faire payer le consommateur et augmenter leurs prix (alors qu’elles ont du stock), et à quelle vitesse (de l’escargot bien malade en fin de vie) elles appliquent à la baisse quand ça redescend !