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Faillite

« Bien malin qui peut jurer aujourd’hui qu’une compagnie comme US Airways volera encore dans cinq ou dix ans. Mais, si elle venait à disparaître, il serait difficile d’invoquer la surprise, tant le spectre d’un dépôt de bilan du transporteur américain a fait la une de l’actualité économique depuis les attentats du 11 Septembre. Tel n’est pas le cas de la compagnie réunionnaise Air Bourbon qui, dix-huit mois seulement après sa création, a

Bien malin qui peut jurer aujourd’hui qu’une compagnie comme US Airways volera encore dans cinq ou dix ans. Mais, si elle venait à disparaître, il serait difficile d’invoquer la surprise, tant le spectre d’un dépôt de bilan du transporteur américain a fait la une de l’actualité économique depuis les attentats du 11 Septembre. Tel n’est pas le cas de la compagnie réunionnaise Air Bourbon qui, dix-huit mois seulement après sa création, a brutalement cessé d’exister, déposant son bilan lundi dernier, soit trois jours après avoir cessé son activité.

Cette décision, tombée sans préavis, constitue un nouveau coup dur pour la destination déjà éprouvée par les disparitions d’AOM et d’Air Lib. Pour le millier de clients aussi, laissés sur le carreau, obligés de débourser 300 euros supplémentaires et parfois de patienter jusqu’au 9 décembre prochain pour repartir en métropole. Coup dur enfin pour l’image des agences obligées une fois de plus de gérer l’amertume bien compréhensible de leurs clients floués. Une situation d’autant plus inacceptable qu’elle aurait pu être évitée si la direction d’Air Bourbon avait envisagé un retrait progressif de la ligne Paris-Réunion, au lieu de prendre en otage des passagers et espérer ainsi obtenir des collectivités locales une rallonge budgétaire de 3 millions d’euros. Au lieu de cela, Eric Lazarus, le PDG de la compagnie, après avoir laissé croire que des investisseurs étaient prêts à remettre au pot, n’a eu d’autre discours que de dénoncer la guerre tarifaire que se sont livrées Air France et Corsair sur la ligne, ou encore l’attitude des politiques qui ont tourné le dos à la compagnie. Un discours qui n’est pas sans rappeler, si l’on excepte la flambée récente des prix du carburant également invoquée, celui tenu en son temps par les dirigeants d’Air Lib… Reste à savoir si un transporteur au capital de 3,7 millions d’euros, avec un seul appareil et quatre rotations par semaine vers la métropole, avait les moyens de s’imposer durablement sur une ligne aussi instable. La réponse était connue de tous les professionnels…

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