États-Unis/Réseaux sociaux : jusqu’à 15 milliards de dollars de pertes en recettes touristiques
Selon une étude, l’application de mesures supplémentaires concernant les réseaux sociaux des visiteurs étrangers impacterait sévèrement l’activité touristique aux États-Unis.
Jusqu’à 15,7 milliards de recettes touristiques perdues, et 157 000 emplois menacés : voilà les deux chiffres chocs à retenir de la dernière étude publiée par le World Travel & Tourism Council (WTTC) portant sur les changements envisagés aux États-Unis autour du programme d’exemption de visa (Esta), et notamment les nouvelles exigences en matière de réseaux sociaux.
Ces nouvelles exigences sont perçues par une majorité de sondés comme « nettement plus intrusives » par rapport à celles demandées par les destinations concurrentes des États-Unis (Royaume-Uni, Canada, Europe occidentale, Japon). Une image négative qui viendraient directement impacter l’attractivité touristique du pays, dévoile l’étude.
« Baisse nette et significative de l’intention de voyage »
Ainsi, 34% des personnes interrogées* indiquent ainsi qu’elles seraient « plutôt » ou « beaucoup moins susceptibles » de se rendre aux États-Unis au cours des deux à trois prochaines années si ces changements étaient introduits. Seuls 12% déclarent qu’ils seraient plus enclins à s’y rendre. « Ce qui se traduirait par une baisse nette et significative de l’intention de voyage », analyse le WTTC.
Dans un scénario à fort impact, les États-Unis pourraient enregistrer environ 4,7 millions d’arrivées internationales en moins. Soit une baisse de 23,7% en provenance des pays éligibles à l’ESTA par rapport à un scénario à politiques constantes.
Avec un recul significatif pour l’industrie américaine du tourisme. « Ces évolutions auraient pour effet de réduire les exportations américaines du secteur du voyage et d’affaiblir davantage les perspectives du tourisme récepteur, dans un marché qui a déjà perdu 11 millions de visiteurs entre 2019 et 2025 », rappelle le WTTC.
*Enquête menée dans plusieurs pays auprès de voyageurs issus de marchés éligibles à l’ESTA, combinée à une modélisation économique détaillée évaluant les effets potentiels sur les arrivées internationales, les dépenses des visiteurs, ainsi que sur le PIB et l’emploi liés au tourisme aux États-Unis. Analyse du WTTC réalisée en partenariat avec GSIQ et Oxford Economics
